EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Quand Internet permet à l’homme de se corrompre encore un peu plus – Edito 13/09/2017

Je dois bien vous avouer que je suis absolument abasourdi mais aussi très peiné des commentaires que j’ai pu lire sur Facebook à la fois sous les articles de mes collègues qui ont rapporté l’information sur l’aide d’urgence débloquée par le pays aux sinistrés de Saint Martin et Saint Barthélémy, mais aussi et surtout sous mon édito mis en ligne hier en fin d’après-midi.

Evidemment qu’il est toujours frustrant de se rendre compte qu’on ne rallie pas tout le monde à sa cause lorsque l’on est pourtant intimement persuadé que l’on participe au jaillissement et à la vulgarisation du bon sens. Ce n’est pas manquer de modestie que de vouloir miser, plus que sur soi, sur l’humain en général, notamment lorsqu’il s’agit de rappeler les fondements de ce que sont la solidarité ou la charité. Toutefois, il y a des moments où on ressent un grand découragement. On me laisse suffisamment de liberté dans cette chronique pour que je n’en abuse pas au point d’y étaler mes états d’âmes personnels. Cependant en y réfléchissant bien je me rends compte d’une chose, ces nouveaux modes de communication permettent avant tout chose à la haine d’avoir des vecteurs performants de transmission. Le mal, sous toutes ses formes s’y insinue et gangrène.

Nous semblons ainsi faits que nous aurions donc saisi l’opportunité de pouvoir nous exprimer avec un écho plus large que dans le passé, avant tout pour déverser sa colère, pour pinailler, pour décompenser de toute la frustration que l’on a accumulée. Nous semblons ainsi faits que nous ne prendrions donc pas suffisamment le temps de positiver, de chercher le bien même si parfois il faut fouiller là où ça sent mauvais.

Après tout si dans ce coup de blues que je voulais éviter certains peuvent s’y retrouver et que ça peut aider, alors finalement je veux bien m’y coller. Nous avons majoritairement oublié ce que c’est que de choisir d’être a priori bienveillant comme postulat de la manière de mener nos existences. Je ne vous fais pas un prêche, mes croyances religieuses n’ont rien à voir là-dedans, je vous parle de l’essence même de ce que devrait être la flamme qui nous anime les uns envers les autres. Il ne faut pas que la folie et les méfaits des uns fasse oublier les ferments fondamentaux qui sont censés contribuer à la survie et à l’essor d’une espèce dotée d’une intelligence et de ce que d’autres appellent une âme.

Choisir de baser son mode de vie sur la défiance plutôt que la confiance, la colère plutôt que l’apaisement, la dénégation gratuite et systématique plutôt que l’envie de connaître la vérité, ou une autre vérité, et d’être enrichi par le débat d’idées, c’est se condamner à la souffrance. Nous aurions tellement à gagner à aimer d’abord et râler après.

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2 Commentaires

  1. rambaud rita
    14 septembre 2017 à 9h01 — Répondre

    bonjour,
    je suis d’accord avec toi
    nous sommes trop gates et ce sont toujours ceux qui ont le plus qui ralent le plus
    ceux qui ont moins ou pas sont plus dignes
    merci pour tes editos

  2. Pierre André
    14 septembre 2017 à 12h39 — Répondre

    Alexandre, au sujet de la pensée unique: il y a des gens qui meurt tandis que d’autres se frottent le ventre…

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