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Quand la cigarette électronique attise la mauvaise foi – Edito 08/11/2017

Les donneurs de leçons qui brassent du vent en tentant de vous convertir à leur point de vue sont partout. Pourtant leur capacité d’investigation qui leur permet de le soutenir se borne le plus souvent à répéter ce qu’ils ont entendu, sans plus.

Depuis le 25 décembre dernier j’ai évité de consommer un peu plus de 7500 cigarettes et j’ai ainsi économisé la somme hallucinante de quasiment 300 000 Fcp. Je suis passé du jour au lendemain à la cigarette électronique. La concentration de nicotine entre ce que je fumais à l’époque et ce que contiennent à présent les fluides avec lesquels je remplie ma vapoteuse est 30% moins importante, et je la réduis par pallier petit à petit. Même en changeant d’équipement deux ou trois fois, et en me payant les consommables nécessaires à ce qui reste encore une addiction, je suis loin, mais alors très loin d’avoir dépensé autant d’argent que si j’avais continué la clope.

Outre l’économie financière, ce sont plus de 4 000 substances chimiques inhalées par la fumée de cigarettes que j’ai évité de me mettre dans les poumons au quotidien, dont plus de 60 classées officiellement comme cancérigènes. Mais c’est ça qui dérange. L’idée répandue est qu’aucune étude ne viendrait démontrer que la cigarette électronique ne serait pas nocive elle non-plus. C’est sur ce postulat qu’à la fois les apparatchiks de la lutte anti-tabac et les fumeurs qui ne parviennent pas à s’arrêter tentent de vous coincer. Dans la première catégorie il y a par exemple certains spécialistes de santé qui ne sachant pas réellement de quoi ils parlent préfèrent considérer ça comme un moyen différent de fumer et de se consumer, une addiction aussi grave qu’une autre. Il paraitrait ainsi à tous les écouter que nous n’avons pas assez de recul pour juger de la nocivité de la cigarette électronique. Mais pourtant quand on cherche, juste un peu, on trouve. Si tous les liquides pour e-cigarette ne se valent pas en fonction du lieu où ils sont produits, la vérité c’est qu’alors qu’ils ne contiennent que du Propylène Glycol, de l’huile végétale et des agents de saveurs, tous de qualité alimentaire, on reste bel et bien à des années lumières de la nocivité du résultat de la combustion d’une cigarette.

Ainsi début octobre et pas plus tard qu’hier le Figaro sortait deux articles permettant notamment d’apprendre que le vapotage selon les premières constations permettrait aux USA, en fonction de l’hypothèse la plus optimiste ou pas que l’on choisit, d’éviter entre 1,6 et 6 millions de décès liés au tabac chaque année. On pouvait aussi y lire combien il avait été ridicule d’interdire la vapoteuse dans les lieux publics tant finalement au terme de mesure on s’est rendu compte que ce n’était finalement pas plus pollué que … l’air ambiant. Aussi, si j’ai bien conscience objectivement qu’avoir recours à la cigarette électronique reste un moindre mal, jusqu’à preuve du contraire – et elle risque de ne jamais arriver – contrairement au tabac elle, elle ne tue plus de la moitié de ses consommateurs.

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1 Commentaire

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