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Quand les poids lourds du privé font du social

Plus d’une vingtaine de grands patrons de Tahiti se sont réunis vendredi à la CCISM en présence du président, Edouard Fritch, pour lancer la déclinaison polynésienne de la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE). Le directeur d’OSB, Vincent Fabre, a été élu président de ce nouveau « club d’entreprises » qui a pour vocation de financer des actions sociales pour « lutter contre toutes les formes d’exclusion, de discrimination et de pauvreté ».

Patrick Moux, Marc Siu, Louis Wane, Stéphane Chin Loy, René Malmezac, Michel Monvoisin et encore bien d’autres grands patrons de Tahiti étaient tous réunis vendredi à la CCISM, en présence du président Edouard Fritch, pour le lancement du club d’entreprises FACE, la déclinaison polynésienne de la Fondation Agir Contre l’Exclusion. Fondation reconnue d’utilité publique depuis 1994, FACE a pour vocation de mettre en place des actions et projets pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion. En Polynésie, vingt entreprises ont fondé le Club Face Polynésie qui annonce parmi ses premières actions des dispositifs de parrainage pour les demandeurs d’emploi, des formations de coachs ou de tuteurs pour accueillir des stagiaires dans les sociétés membres, des bus itinérants pour faire connaître les besoins des entreprises ou encore des mises en place de « jobs d’été »… Le directeur d’OSB et patron d’OPEN, Vincent Fabre a été élu président du Club FACE en Polynésie.

Entreprises fondatrices : ATN, Carrefour, Cegelec, EDT Engie, Enviropol, Banque de Polynésie, Socredo, CCISM, Polynésienne des eaux, TEP, OPT, Pacific Petroleum, Petropol, Sat Nui, Socotec, Somalu, Total, TSP, Vini, Yune Tung.

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3 Commentaires

  1. Teriivaea
    22 octobre 2016 à 7h39 — Répondre

    En France, la présidente de la FACE (fondation qui finance certainement des actions louables, la n’est pas la question) est Martine Aubry, maire de Lille qui a abandonné quelques 395 millions d’euros de trop-perçus encaissés par une filiale locale de ENGIE, groupe qui en France comme chez nous, est l’entreprise « leader » dans cette action (à tout seigneur, tout honneur, sur la photo c’est bien De Chillaz qui est en face de Fritch). Ici, comme en France, la « charité habilement orientée » d’ENGIE (les autres entreprises sont la pour le « décorum ») nous sera certainement repercutee au centuple et avec la complicité de nos dirigeants, sous la formes de tarifs de services publics abusifs.

  2. Tiare
    22 octobre 2016 à 22h51 — Répondre

    Plutôt un semblant de social, pour se donner bonne conscience. Les gros, bénéficient de la défiscalisation, « cadeau », s’élevant à plusieurs centaines de millions, milliard…,les fonctionnaires de la sur-indexation…Les écarts entre riches et pauvres ne cessent de se creuser, il suffit de voir le nombre croissant de berlines neuves circulant sur les routes de Tahiti et à côté de cela,celui grandissant des chômeurs et des SDF . Certains sont noirs de crasse ,totalement déconnectés de la réalité et ça ne dérange apparemment pas grand monde, les politiques en tête…Qu’ils réfléchissent à prendre de vraies mesures fiscales, radicales voir dérangeantes , tendant à plus d’équité.Et pour finir je dirai,le soleil brille en Polynésie, mais pas pour tout le monde, malheureusement…

  3. MATA
    25 octobre 2016 à 13h39 — Répondre

    Après des années à se gaver sur des marchés publics de copains coquins voilà que les « poids lourds » du privé essayent d’avoir bonne conscience. Allez les petits tetuanui, attrapez les miettes et surtout soyez en reconnaissant. Bref du pittoresque on passe au burlesque.

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