EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Quand les politiques sont obligés de faire du SAV sur le web … – Edito 31/03/2021

Si des scientifiques ou des experts en calculs de probabilités etc. m’écoutent ou me lisent, j’adorerais savoir s’il y a une manière plus ou moins simple d’extrapoler certaines données afin de se rendre compte et de quantifier le potentiel énergétique et intellectuel gâché par tous ceux qui avant même d’avoir pris le temps de lire une information complète se font une opinion à partir d’un titre. Pire même, lorsqu’ils s’attardent non seulement à commenter des publications mais en plus à le faire en étant fâché et en s’enfonçant dans une perception erronée de la réalité. Ce faisant, cela conditionne leur comportement citoyen, leur influence, au moins au sein de leur premier cercle de connaissances, qui en fait des portes paroles du « tout faux ». Souvent la véhémence prend même le dessus et ils s’insurgent publiquement sur ce qui n’existe pas, et pire, ils finissent par véhiculer des croyances au potentiel toxique.

J’ai régulièrement tendance à être dur, voire cinglant, avec les responsables politiques de tous bords. Non pas que j’ai des remords car j’estime qu’une démocratie qui fonctionne sainement est celle où des voix contradictoires peuvent s’élever pour tous mieux avancer, mais il faut bien reconnaître que la plupart sont doués d’une patience dont je ne peux qu’être admiratif. Car la perte de potentiel dont je parlais plus haut, finit par avoir une incidence sur la manière dont les responsables de nos exécutifs ont à mener leur action. Je ne dis pas qu’une personne publique agissant au nom du peuple n’a pas à prendre le temps d’expliquer les tenants et aboutissants de ce pour quoi elle œuvre au quotidien. Ce que je dis c’est qu’alors qu’elle le fait, que les journalistes s’en font le relais, elle est quand même apostrophée voire sommée de s’expliquer sur la lecture incomplète et erronée que peuvent en avoir certains.

Avant je me disais que c’était une erreur de faire dans ces proportions et au même titre que n’importe lequel des utilisateurs d’un réseau social, du SAV. Je ne pense plus du tout pareil, et ça change pas mal de choses. Devenus conscients des dégâts collatéraux susceptibles de naître à la vitesse d’une viralité numérique et eu égard à la petitesse de notre communauté, voilà que certains de nos propres ministres ou autres personnalités politiques, endossent le rôle de super community managers pour intervenir vite et clairement avant que le mal soit fait. Avec patience, sans condescendance, en toute clarté je les vois répondre aux effarouchés. Et tout ça pour qu’au final, très régulièrement, ces derniers ne soient toujours pas convaincus, même quand indéniablement il n’y à rien d’autre à comprendre, juste à reconnaître que l’on s’est trompé. Face à autant de mauvaise foi, pour ne pas parler de bêtise, je ne sais pas si je pourrais à ce point garder la maîtrise. Aussi, une fois n’est pas coutume, il ne me reste donc plus qu’à objectivement apprécier et saluer la patience de ces élus qui, s’il arrive parfois qu’ils se fourvoient, n’en demeurent pas moins méritants de tenir leur cap tout en devant s’adapter à une nouvelle manière de naviguer pour éviter que d’autres ne se mettent à dériver.

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