EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Quand les rancoeurs politiques polluent la solidarité … – Edito 24/01/2017

Il est malheureux de de se rendre compte que moins de 24h après le constat des dégâts causés par les intempéries les rancœurs politiques reviennent sur le devant de la scène. En fait sur la page Facebook de Radio 1, cela avait démarré dès dimanche matin peu après que les premiers clichés et vidéos du désastre aient commencé à circuler : un internaute appelait le Président Edouard Fritch a une démission immédiate.

Sur différents espaces de discussion et même sur notre répondeur il était de bon ton pour certains de tenter de charger la mule de l’exécutif en place. J’ai lu des commentaires tellement exagérés qu’on aurait presque pu croire qu’Edouard Fritch et ses ministres s’étaient rendus eux-mêmes dans les vallées dans la nuit de samedi à dimanche pour faire déborder les rivières.

J’en ai entendu d’autres qui prenant leur défense demandaient à Oscar Temaru d’en appeler à l’ONU pour voir si oui ou non ce sont vraiment ses potes à New York. Tout ça c’est évidemment aller trop loin, trop tôt. Dans les catastrophes de ce type, il y a quasiment toujours un facteur humain important qui a un impact sur l’ampleur des dégâts. Je vous en parlais hier, de premiers constats prouvent que de trop nombreux déchets végétaux sciés de main d’homme avaient amplifiés les crues. J’ai même lu un témoignage d’une dame qui regardant les cases travailler au curage d’un cours d’eau ce lundi matin, avait au loin dans son champ de vision, l’image hallucinante de personnes se débarrassant d’un grand matelas directement dans la rivière. C’est fou.

Mais pour revenir aux autorités, si les pollueurs n’aident en rien, certains grognent sur le fait que des municipalités ou l’Equipement ne s’occuperaient pas suffisamment souvent de déblayer les cours d’eau. Il faut se méfier des impressions, mais il n’y a aussi aucun chèque en blanc à signer à personne, il faudra bien entendu vérifier.

De là à traiter les problèmes importants par l’absurde il y a donc tout un monde. Car comment réagiriez-vous réellement si au lendemain d’une catastrophe qui demande une immédiate mobilisation, cohésion et synergie des services publics le grand patron se contentait de présenter sa démission, mettant ainsi en péril la gestion de la crise ? Un peu de sérieux …

Bien heureusement les esprits chagrins ne représentent pas une majorité, il sera toujours temps de trouver des responsabilités, s’il y en a, mieux vaut pour l’instant continuer de privilégier la solidarité. Et à ce sujet il faudrait être d’une mauvaise foi éhontée pour ne pas remarquer que les polynésiens ont une âme lumineuse y compris dans les moments les plus sombres.

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1 Commentaire

  1. Teva
    25 janvier 2017 à 12h41 — Répondre

    Quand les mairies viennent curer les rivieres les gens se plaigne qu on ramasse le sable…pfff…pour les servitudes et routes defoncees le governemznt local va payer ou se cacher en disant non c est des routes privees c est pas a nous….

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Quand les rancoeurs politiques polluent la solidarité … – Edito 24/01/2017