EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Quand l’humanité perdait 1000 ans – Edito 25/06/21

On n’est pas tous férus d’histoire, il y a des notions parfois abstraites dans le fond même si des noms donnés à des époques nous semblent familiers à l’oreille. Mais les implications réelles de certaines eu égard à l’évolution de notre civilisation sont souvent réellement lourdes de conséquences.

Regardez où nous en sommes aujourd’hui. Nous vivons dans un monde où inlassablement nous semblons renouveler sans cesse les mêmes erreurs malgré notre science et nos connaissances sur la mécanique de la vie et de l’univers qui font des pas de géant. Nous en sommes toujours au point d’attendre fébrilement une prise de conscience ferme et unanime des dirigeants de la planète sur le choix d’un modèle de société responsable et durable pour l’ensemble de notre espèce. Tout le monde sait depuis des décennies que nous allons dans le mur et tout ce que l’on a su faire c’est, au forceps, trouver des consensus mous pour appliquer des sparadraps sur une jambe de bois.

Pendant mille ans, notre civilisation s’est contentée de stagner dans une torpeur nauséabonde et crasse. C’est ce que l’on a appelé le Moyen-Âge. Dans tous les domaines il s’agissait d’une régression. Si les invasions barbares et la chute de l’empire romain n’avaient pas eu lieu, nous aurions aujourd’hui mille ans d’évolution supplémentaire au compteur. Je vous rappelle que la découverte de l’électricité, de l’automobile, de la radiodiffusion, des ordinateurs, de l’internet se situe uniquement dans une fourchette de moins de 200 ans. Imaginez-donc où nous aurions pu en être si nous n’avions pas sombré à ce point et pendant si longtemps.

Et bien vous savez quoi ? Mon intime conviction c’est qu’en fait nous aurions juste été au bord du précipice un millénaire plus tôt. Car l’homme est, de tout temps, toujours égal à lui-même. Finalement, il est ainsi envisageable de se dire que notre inconséquence nous a plutôt offert 365 000 jours de rab, même s’il ne faisait pas particulièrement bon de vivre au Moyen-Âge.

Les choix qui seront faits à très court terme vont décider de l’avenir, voire de la survie, de l’humanité. Mais jamais au cours de l’histoire un individu lambda n’aura eu à ce point le potentiel grâce à de nouveaux outils d’exercer une influence, quelle qu’elle soit, sur un collectif plus large et embrouiller les cerveaux. Ce que nous prenons pour un progrès risque plutôt de nous mener à notre perte. Je nous souhaite bonne chance.

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