EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Quand rouler à gauche semble réservé à ceux qui ont la plus grosse … voiture – Edito 11/12/2017

A croire qu’il y a dû avoir un pic ces derniers temps car nombreux sont ceux qui sont venus m’exprimer leur ras le bol sur le sujet ; je vous parle de ces automobilistes qui ne veulent pas comprendre que la voie de gauche n’est faite que pour doubler. Qu’on n’est pas censé y circuler comme s’il s’agissait de sa propre voie prioritaire empêchant ainsi tout dépassement parce qu’en plus ils la prennent à leur rythme.

Je vais vous raconter quelque chose qui m’est arrivé vendredi après-midi. Coincé dans les embouteillages de l’avenue du prince Hinoi dans le sens Papeete-Arue en fin d’après-midi, me vient une idée pour tenter le coup afin de les éviter, je me décide à tourner vers l’avenue du chef Vairaatoa pour remonter vers Fariipiti. Il fallait donc que je sorte sur la gauche pour prendre une rue transversale qui m’y mènerait. Petit coup d’œil dans le rétro, la file de gauche est libre, un 4X4 bleu est encore loin, clignotant, et je tourne. J’ai bien conscience que pour s’insérer dans une voie de circulation il ne faut ni faire ralentir ni accélérer les autres véhicules pour nous le permettre, sauf que là, le gars fait exprès d’augmenter sa vitesse. Mais que j’étais stupide, je venais de tourner sur SA voie prioritaire, c’était SA route, comment avais-je pu avoir l’outrecuidance de me croire autorisé à l’emprunter avant d’avoir laissé passer sa Majesté ? Mais je ne m’attendais pas à la suite par contre …

Le voilà à me coller, à donner des petits coups d’accélérateurs et de freins au dernier moment pour tenter de me faire peur. Il me suit dans la rue transversale, me suit et me colle encore dans l’avenue du chef Vairaatoa. Et là contrairement à ce qu’il aurait voulu, ce n’est pas de la peur que je ressens mais de la colère. C’est un travail sur moi-même à opérer pour ne pas m’arrêter et lui demander où il veut en venir. Mais c’est ce qu’il veut ça ne sert à rien, donc du calme, il faut maîtriser, il finira bien par se lasser s’il n’est pas totalement abruti. Et s’il l’était finalement ? Si, en fait c’est sa connerie qui finit par me faire flipper …

J’ai fini par bifurquer et la poursuite s’est arrêtée là, et je réalise : vendredi, bientôt 17h, mais oui c’est vrai, t’as les 3/4 du pays qui est déjà bourré. Ce n’est que le début de la remontée des frustrations qu’on a eu du mal à dissimuler le reste de la semaine. J’espère juste que sa rage une fois arrivé à destination il ne l’a pas passée sur sa femme ou sur ses gosses, sinon il va me faire regretter mon calme.

Alors avis à tous les gros blaireaux alcolos : un véhicule peut être considéré comme une arme par destination à partir du moment où on s’en sert pour nuire délibérément à l’intégrité physique d’un autre automobiliste. Cela vaut le coup de savoir digérer sa frustration plutôt que de finir en prison.

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2 Commentaires

  1. Chaval
    12 décembre 2017 à 6h03 — Répondre

    Exact, certains s’imaginent que leurs grosses voitures leur donnent tous les droits, incivisme, imbécilité, débilité, et pour couronner le tout agressivité gratuite. Pauvres taches. Mais bon ce n’est qu’une infime partie car en général les gens sont sympathiques, on vous laisse sortir d’un créneau, sans problème, on ralentit et on s’arrête avec les « warnings » pour avertir les autres usagers que l’on laisse traverser les piétons, contrairement à la Métropole, en Polynésie les conducteurs sont pour la plupart respectueux.

  2. jfmake
    13 décembre 2017 à 7h31 — Répondre

    N’en parlons pas des voies réservées aux cyclistes que les motos et scooters n’hésitent pas à emprunter pour nous doubler par la droite…. C’est LA voie du scooter maintenant :!!!!

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Quand rouler à gauche semble réservé à ceux qui ont la plus grosse … voiture – Edito 11/12/2017