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Quatre ans de prison dont deux de sursis pour le viol de son ex-femme

Un couple divorcé vit sous le même toit et continue d’avoir des relations sexuelles. Mais cette libido est à sens unique. Si l’homme est demandeur, la femme se sent dans l’obligation de céder à son ex-mari. Mais un jour elle s’y refuse, et il la frappe pour arriver à ses fins. Il a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

Jean-Luc, 57 ans, comparaissait ce mardi pour agression sexuelle envers son ex-femme, des faits qui remontent à décembre 2016. À l’époque, divorcé depuis trois ans, le couple vivait toujours sous le même toit et de temps à autres continuait à avoir des relations sexuelles.

La veille de Noël 2016, Jean-Luc rentre au domicile, visiblement bien éméché, en compagnie d’un ami. Il prépare un repas pour eux deux, puis s’en va voir son ex-femme dans sa chambre. Il a envie d’elle, mais elle se refuse à lui. Le ton monte. Il insiste. Elle sort de la chambre. Il se jette sur elle et la plaque contre le mur en la maintenant par les cheveux. Elle se débat. Il la lâche puis s’en va fumer une cigarette. Loin de s’être calmé, il revient vers elle, la frappe et l’allonge sur le lit et la frappe encore. Son ami, entendant les bruits de lutte depuis la cuisine, tente d’intervenir, mais Jean-Luc, hors de lui, menace de le frapper. Il s’en va. Et Jean Luc fini par assouvir son envie.

Le viol est passible de poursuites même au sein d’un couple

La victime va ensuite déposer plainte pour des violences à la gendarmerie où il est fait état de nombreuses traces de coups. Et c’est à la gendarmerie qu’elle apprend que le viol était est passible de poursuites, même au sein d’un couple.

Pour Jean-Luc, « même si elle disait non, à la fin elle était d’accord ». C’est pour lui une sorte de jeu sexuel. De son côté la femme semblait trouver normal de céder à son ex-mari, même sous la contrainte. « Vous étiez divorcés, mais vous continuez à dormir ensemble et avoir des relations sexuelles ? » « Ben oui c’est normal, il était là » explique-t-elle passablement étonnée par la question. « Et avant votre divorce, il vous forçait aussi à avoir des rapports ? » « Ben, oui.»

« Il a piétiné sa dignité d’être humain »

Pour le procureur, le prévenu a franchi « la ligne rouge en lui imposant des relations sexuelles (…) la victime a subi sa libido et il a piétiné sa dignité d’être humain. » Il réclame à son encontre une peine de trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et son inscription au fichier des délinquants sexuels.

Pour la défense, « mon client reconnait cette relation sexuelle non consentie, ce jour-là il était saoul et il a été particulièrement violent (…) Habituellement quand il voulait avoir des relations sexuelles et elle, non, elle se laissait faire, car elle trouvait cela normal. Pour mon client, c’était devenu comme une sorte d’habitude. (…) J’aimerais que sa peine soit entièrement assortie d’un sursis. »

Après en avoir délibéré le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

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