EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Réalité augmentée : y’a à boire et à manger – Edito 16/02/2021

C’est arrivé la semaine dernière : en pleine audience virtuelle d’un tribunal du Texas, un avocat intervenant grâce à l’application de visioconférence Zoom est apparu aux yeux de la Cour sous les traits d’un chaton bougeant ses lèvres et ses yeux de manière synchronisée. Imaginez le gros moment gênant de flottement le temps que le professionnel du droit en soit averti et panique pour tenter de désactiver le filtre en question.

Vous l’ utilisez sans doute déjà ou l’avez vu faire, c’est ce qu’on appelle la réalité augmentée. Des algorithmes inclus dans vos applications suivent les contours de votre visage en temps réel et lui applique des effets, des textures, bref des effets spéciaux. Cela m’a d’ailleurs rappelé un grand moment de fou rire lorsque l’une de nos célèbres reportrices locales était spontanément allé recueillir les réactions d’Edouard Fritch à peine validé dans un nouveau mandat de Président par l’Assemblée de la Polynésie le 18 mai 2018. Mais patatras, on est en direct sur les réseaux sociaux, un filtre est activé par inadvertance et voilà que Peretiteni se voit affublé de la panoplie complète d’un Blues Brothers : chapeau et lunettes noirs aux faux airs de parrain. Ce n’était vraiment pas le moment mais ce n’était pas fait exprès non plus, c’était en tout cas à mourir de rire … Je vous retrouverai la vidéo et je la mettrai dans le replay de cet édito sur notre site raido1.pf, cadeau.

Nous n’en sommes qu’aux prémices de ce que le potentiel de cette technologie a réellement dans le ventre.  Si la réalité virtuelle, c’est-à-dire le fait d’être totalement plongé dans un environnement artificiel a rencontré son public d’initiés, elle n’a pourtant ni encore atteint un niveau de réalisme suffisant, ni un coût suffisamment raisonnable pour se généraliser. Cela risque d’être bien différent avec la réalité augmentée. Car le fait de faire se superposer des éléments artificiels à notre monde bien réel est bien plus prometteur que nous permettre de nous grimer en petit minou. Le champ d’application de cette technologie relève de nombreux domaines que ce soit dans le cadre des loisirs à travers des jeux vidéo, que dans tout ce qui trait aussi à l’éducation, à la médecine, ou à l’industrie. On peut apprendre à faire, sans rien risquer, à l’endroit où l’on devra ensuite œuvrer pour de vrai.

Lorsque pour le commun des mortels que nous sommes, la réalité augmentée sera implémentée dans une simple monture de lunettes au lieu des écrans de nos smartphones, c’est tout un nouveau champ des possibles qui s’ouvrira, par exemple commercialement. Où que vous tourniez la tête vous pourriez choisir en un clignement de paupières d’ouvrir la balise d’information qu’un commerce aura virtuellement placé sur sa devanture pour annoncer une promotion par exemple. Les applications potentielles sont sans fin, y compris en termes culturels, ou du tourisme, en donnant une dimension encore plus attractive à des lieux chargés d’histoire avec un bonus informatif immersif bien plus important qu’un simple panneau … De là à être capable de lancer l’interprétation de Everybody needs somebody par nos représentants à l’Assemblée il n’y a plus qu’un pas, pour changer ça pourrait être sympa …

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Journal de 7:30, le 16/02/2021

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