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Rere Puputauki condamné à deux ans de prison ferme

L’ancien chef du GIP, Rere Puputauki, a été condamné mardi pour « abus de confiance » à deux ans de prison ferme et une interdiction d’exercer une profession de chef d’entreprise ou de promoteur immobilier dans l’affaire de la SCI Romana.

Le tribunal correctionnel de Papeete a de nouveau condamné l’ancien chef du GIP, Rere Puputauki, pour avoir utilisé à des fins personnelles les fonds versés par les membres de la SCI Romana et destinés à la construction d’un immeuble. Un projet immobilier monté en 2005 pour construire un immeuble à Fariipiti. Projet dans lequel une trentaine d’associés, la plupart membres ou proches du GIP ou de la flottille administrative, avaient versé de l’argent. Problème Rere Puputauki s’est servi dans les comptes de la société et a ensuite fermé les comptes courants et rapatrié l’argent sur son propre compte. Une opération réalisée par son comptable, Philippe Bercegol, relaxé mardi matin au bénéfice du « doute », selon les termes du président du tribunal. Rere Puputauki de son côté a été condamné à deux ans de prison ferme et à une interdiction d’exercer une profession de chef d’entreprise ou de promoteur immobilier. Une peine « aménageable » pour le président du tribunal. Ce qui signifie que l’ancien chef du GIP n’aura pas à repasser par la case prison. Détail plus surprenant dans ce dossier, seules deux victimes sur la trentaine de personnes abusées se sont constituées parties civiles. Elles ont été indemnisées pour leurs seuls préjudices à hauteur de 2,6 millions de Fcfp.

Droit de réponse :

Philippe Bercegol a tenu à réagir à notre article : « Votre article sur le site de RADIO 1 (Le site www.radio1.pf) de ce jour me concernant est diffamatoire et mensonger à mon encontre. Les propos que vous avez écrits sont faux, et en aucun cas le président du tribunal correctionnel n’a tenu ces propos. Je vous rappelle que j’ai été jugé et relaxé, que le Président du tribunal a motivé sa décision de relaxe sur le fait qu’il n’y avait aucune faute pénale commise par moi dans cette affaire. A la lecture de votre article « Une opération réalisée par son comptable, Philippe Bercegol, relaxé mardi matin au bénéfice du doute selon les termes du président du tribunal», vous m’accusez d’avoir orchestré cette opération. Les propos que vous avez tenus portent atteinte à mon honneur et me causent un sérieux préjudice. »

Philippe Bercegol

NDLR : Et pourtant, les propos retranscrits par Radio 1 respectent tout à fait fidèlement ceux tenus à l’audience mardi matin par le président du tribunal correctionnel. Il est d’autant plus surprenant que M. Bercegol les conteste aujourd’hui, que ces propos lui ont été directement adressés par le magistrat et qu’il était lui-même présent à la barre du tribunal pour les entendre. Ajoutons à cela que nos confrères de TNTV, présents lors du délibéré, ont reporté exactement de la même façon ces propos tenus à l’audience sur leur site www.tntv.pf sous la formule : « Son comptable, également inquiété dans la procédure, a été relaxé « au bénéfice du doute », dixit le président du tribunal bien que le magistrat a  jugé que son travail n’était « pas irréprochable ». »

Antoine Samoyeau, rédacteur en chef de Radio 1

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1 Commentaire

  1. Tiare 1
    16 mai 2017 à 10h49 — Répondre

    Vu la réputation de ce monsieur, mieux vaut ne pas l’avoir dans les pattes. Je voudrais juste poser une question: » est-ce qu’il n’y aurait pas un immeuble GIP bis, non loin de l’évêché? En tous cas « chapeau « ,melon et bottes de cuir à Puputauki d’avoir si bien su faire fructifier « son argent »…

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