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« Restaurer » le dialogue entre victimes et délinquants

Assises aide aux victimes

La 3ème édition des assises de l’aide aux victimes et à la prévention de la délinquance s’est ouverte lundi matin à l’Intercontinental Tahiti. Pendant une semaine, des professionnels se réuniront autour de tables rondes et de formations. Des formations principalement axées sur la « justice restaurative » dont l’objectif est d’apaiser les victimes et les auteurs en les mettant en relation.

L’Association polyvalente d’actions judiciaires (Apaj) a ouvert lundi matin la 3ème édition des assises de l’aide aux victimes. Cinq jours de rencontres organisées autour de la délinquance en Polynésie et l’occasion pour les professionnels locaux d’être formés par quatre invités venus du Canada et de France sur le thème de la « justice restaurative ». Déjà très utilisée au Canada, la justice restaurative a fait son apparition en France en 2014 dans le cadre de la loi relative à l’individualisation des peines. L’objectif recherché est de réparer les dégâts d’une infraction auprès des victimes mais aussi des auteurs, comme l’explique l’une des invités des assises, Nadège Bezard, juriste au sein de l’association d’aide aux victimes à Reims.

La justice restaurative se manifeste par l’ouverture d’un dialogue entre les victimes et les auteurs d’infractions, notamment lors de rencontres détenus-victimes ou condamnés-victimes. Il s’agit d’une démarche « d’apaisement social » selon la directrice de l’Apaj, Cécile Moreau. Selon la directrice de l’Apaj, de nombreuses victimes polynésiennes sont en demande de ce genre de rencontres, d’autant plus quand victimes et auteurs sont au sein d’une même famille.

Cinq jours de tables rondes et de formations

De lundi à vendredi, les professionnels de l’aide aux victimes, juristes, associations, services sociaux et forces de l’ordre seront réunis autour de neuf tables rondes et deux journées de formations. Les discussions aborderont bien évidemment les points noirs de la délinquance en Polynésie avec les violences intrafamiliales, sexuelles et en milieu scolaire. Le tout sur fond d’addictions à l’alcool et aux drogues. Jeudi les professionnels seront formés sur la prise en charge des victimes, notamment sur les techniques d’accueil et les procédures. Les assises sont ouvertes uniquement aux professionnels. Mais deux conférences publiques sont organisées, mardi de 18 heures à 20 heures à l’ISEPP sur le thème « Trajectoire délinquante : éducation, entre autoritarisme et laxisme, comment trouver la juste voix ? », et jeudi à la même heure à l’Université sur « Vers une réforme de la justice : de nouveaux enjeux ».

© Présidence
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1 Commentaire

  1. simone grand
    22 novembre 2016 à 7h46 — Répondre

    Quand on est victime d’une violence psychologique ou physique, il est très difficile de ne pas éprouver une réaction de rejet rien qu’à l’idée de le rencontrer surtout quand le bourreau n’a cessé de dire des phrases du genre: « Oh ce n’est pas si grave, ne fais pas de manières. »

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