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Rétro 2016 : Le ori tahiti sur le devant de la scène

Toute cette semaine, Radio 1 décline une série consacrée à la rétrospective de l’année 2016 sur sept thèmes différents : Politique, Economie, Société, Justice, Evénements, Culture, Sports. Suite de notre « rétro 2016 » avec un regard sur la riche actualité culturelle de l’année passée et particulièrement en danse traditionnelle.

L’année 2016 a commencé sur les chapeaux de roues avec le ori Tahiti en premier plan. Dès le mois de janvier, la célèbre chef de troupe, Makau Foster, a créé l’événement en rassemblant 2 980 danseurs sur le terrain du golf de Atimaono. Ce jour là, la Polynésie française a battu le record du monde du plus grand nombre de danseurs de ori Tahiti. Un record repris au Mexique comme pour prouver une fois de plus l’identité culturelle du ori Tahiti. En avril, c’est aussi à Tahiti qu’était organisée la première coupe du monde de ori Tahiti. Et si chez les femmes le titre est revenue à une danseuse du fenua, Matatini Mou, chez les hommes c’est un américain, Tallon Pedregosa, qui l’a remporté. Et comme tous les ans, l’année a été marquée par les festivités du Heiva. Un vent de renouveau a d’ailleurs soufflé sur To’ata avec la consécration de deux jeunes formations. En hura tau c’est la troupe Hitireva de la jeune chef Kehaulani Changuy qui a reçu le prix Madeleine Moua. Et en hura ava tau, Tahiti ia Ruru-tu Noa a bluffé le public et le jury. Après le Heiva place au Hura Tapairu. Et parmi 27 formations de danse traditionnelle, un record, c’est Manohiva qui a remporté le grand prix. Et si l’année 2016 a fait de la place pour les nouveaux groupes, elle n’en a pas oublié les plus anciens et réputés. O Tahiti E de Marguerite Lai a ainsi fêté ses 30 ans d’existence sur les scènes du fenua et à l’étranger.

La culture polynésienne devant l’Unesco

En 2016, le ministère de la culture s’est attelé à défendre la culture polynésienne sur plusieurs dossiers. Dernièrement, le ministre, Heremoana Maamaatuaiahutapu, a commencé les démarches pour le classement du ori Tahiti au patrimoine immatériel de l’Unesco. Un classement qui fait écho à celui du marae Taputapuatea dont le dossier de candidature a été officiellement déposé auprès de l’Unesco en janvier. Il a aussi été beaucoup question de la création du futur centre culturel annoncé par le président de la République, François Hollande en février lors de sa venue à Tahiti. S’en est suivi la visite de l’inspecteur des affaires culturelles nationales.

Tahiti a également été le cœur de la culture du triangle polynésien avec le premier Festival Polynesia – Te moana nui a hiva réunissant l’ensemble des pays du triangle polynésien. L’archipel des Marquises s’est quant à lui exporté et exposé au musée du Quai Branly. La 5ème édition du festival Polynesia Tatau a encore été un franc succès, si bien que le tatouage pourrait faire son entrée prochaine au Centre des métiers d’art.  Côté cinéma le grand prix du Fifo a été attribué au documentaire australien « Another Country ». 2016 c’est aussi le début du tournage du biopic sur le peintre Paul Gauguin qui sera interprété par l’acteur Vincent Cassel. L’acteur qui est tombé sous le charme de la Polynésie. La culture contemporaine est aussi d’actualité avec le festival Ono’u qui a redonné une fois de plus de la couleur aux murs de Papeete et pour la première fois à ceux de Raiatea. Tahiti qui a maintenant son propre musée du street art. Papeete capitale du street-art et du ori Tahiti, oui c’est possible !

 

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