
À partir du 1er mai, le point d’indice des fonctionnaires du fenua sera relevé de 1,9 %, passant de 1 060 à 1 080 francs . Si cette mesure est jugée insuffisante par plusieurs syndicats, notamment la Fraap qui menaçait d’un « mouvement de grève d’une ampleur inimaginable », A Ti’a i mua adopte une approche plus pragmatique. Le syndicat considère cette revalorisation comme une première étape et propose de concentrer les efforts sur les métiers en tension, tels que les agents de catégorie D qui ont des responsabilités, les professionnels de l’informatique ou les manipulateurs en électroradiologie.
Le gouvernement l’a confirmé : à compter du 1er mai, le point d’indice des fonctionnaires sera relevé de 1 080 francs, soit une hausse de 1,9 %. Une mesure jugée insuffisante par la majorité des organisations syndicales. A Ti’a i mua assume une lecture différente, considérant cette revalorisation comme un point de départ. « On compte bien être réinvités l’année prochaine à la même période pour de nouveau, en fonction du dynamisme économique du pays, renégocier cette revalorisation du point d’indice », explique Julien Uhrig, représentant de A Ti’a i mua. Pourtant le syndicat avait initialement demandé 6 % d’augmentation, pour « compenser l’inflation cumulée des dernières années », après réflexion ils disent s’en tenir au principe des négociations annuelles obligatoires (NAO) du privé, visant à « compenser l’inflation sur l’année écoulée. »
« On n’a pas changé notre fusil d’épaule, on a juste vu les réalités », explique encore le représentant qui insiste sur le fait qu’il faut tenir compte du contexte économique : 5 milliards d’excédent budgétaire dont un milliard alloué aux agents publics. Une enveloppe loin de combler le décalage accumulé, dénoncé par les centrales mais « ce n’est pas aux NAO qu’on va rattraper 40 ans de retard. » A Ti’a i mua salue en revanche l’autorisation prochaine, sous conditions, de cumuler une mission publique avec une activité rémunérée externe. Une disposition jusqu’ici interdite dans la fonction publique du Pays et qui « peut répondre, pour beaucoup de fonctionnaires, à un besoin. »
Revaloriser les métiers en tension
Plutôt qu’une revalorisation uniforme, l’organisation souhaite désormais agir de manière ciblée, métier par métier. « Travailler grille par grille, cadre d’emploi par cadre d’emploi, pour revaloriser les métiers qui ont évolué et qui en ont besoin », dit-il. Parmi les priorités identifiées, les agents de catégorie D ayant des responsabilités, les métiers de l’informatique, notamment dans la cybersécurité, mais aussi les professionnels de santé comme les manipulateurs en électroradiologie, essentiels dans les traitements du cancer. Pour ce faire A Ti’a i mua prévoit de partager ses observations avec le ministère de la Fonction publique dans les prochains jours, afin de lancer un travail concerté sur ces filières.
