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Salon de l’immobilier et de l’investissement : à la recherche de solutions innovantes

Une vingtaine d’exposants sont réunis au Hilton de Faa’a ce weekend pour la troisième édition du Salon de l’immobilier et de l’investissement. Les professionnels décrivent un marché certes actif, mais limité par le prix du foncier et les taux et conditions de crédit. Pour pallier ces difficultés, les professionnels misent sur le financement participatif ou le courtage en crédit immobilier. Tous espèrent que les prêts à taux zéro et l’aide au paiement du loyer, qui doivent entrer en vigueur en juillet, ainsi que la production accrue de logements intermédiaires, vont soulager la tension qui règne sur le marché immobilier local.

« Il y a beaucoup d’attentes de la part du public », note un promoteur immobilier. Des attentes qui seront, espèrent les professionnels, partiellement satisfaites par les nouvelles mesures que le gouvernement espère faire entrer en vigueur en juillet prochain, le prêt à taux zéro et l’aide au loyer, ainsi que les logements intermédiaires que doit produire la filiale de l’OPH, Arana.  D’ici là, dit-il, « les gens continuent à investir pour mettre en location, malheureusement. »

Mais les promoteurs s’inquiètent, car « le foncier a doublé de valeur, voire triplé. On est obligé d’acheter des terrains très cher, et étant donné que la demande est très forte, on arrive encore à vendre des appartements. Le problème va se poser quand la demande va fléchir. » Ce jour-là, qui semble encore lointain, la valeur de revente des biens achetés au plus fort de la pénurie risque d’être décevante pour les investisseurs d’aujourd’hui.

Le financement participatif encore plus intéressant que l’an dernier

Le crowdfunding immobilier attire les visiteurs : ce dispositif permet d’investir à court terme dans le financement d’un projet immobilier collectif, pour un rendement supérieur à celui des instruments bancaires habituels. Un financement « gagnant-gagnant », dit Pierre Germon de Invest in Pacific, qui complète les financements bancaires classiques des constructeurs : « Ce qui peut rassurer aussi les banques, c’est que les fonds propres sont plus solides, puisqu’ils sont externalisés, ils ne reposent pas que sur le promoteur. » D’autant qu’un changement réglementaire récent rend le financement participatif plus attractif : la baisse de 12 à 5% de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM).

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La pierre à l’étranger moins intéressante

Si les agences qui proposent aux Polynésiens d’investir sur les marchés étrangers comme Les États-Unis, Dubai ou la Nouvelle-Zélande, sont toujours présentes, la démarche n’est plus tout à fait la même. Le marché américain, par exemple, « est en train de se refermer » aux investisseurs extérieurs, soutenu par une forte demande interne qui fait augmenter les prix. « Pour un investisseur polynésien aujourd’hui, le mieux c’est presque de rester ici », avoue l’un des exposants.

Le courtage, utile pour trouver le meilleur taux

Également présent sur le salon, Patrimonia Courtage propose à la fois des investissements dans des sociétés civiles de placement immobilier, et des services de courtage en crédit immobilier qui mettent les banques en concurrence et accompagnent leurs clients de la définition du projet à la signature chez le notaire. « On est encore sur des taux à 3,8%, 4%, mais sur 25 ans. En métropole, ils peuvent aller jusqu’à 30 ans. Structurellement, emprunter jusqu’à 30 ans, c’est d’adresser à un type de clientèle plus jeune, bien entendu. C’est un axe d’évolution possible », qui pourrait lever une partie de la difficulté créée par la fixation du taux maximal d’endettement à 35% des revenus.

La réalité virtuelle s’invite au salon, pour aider les investisseurs potentiels à se projeter dans les biens en Vefa.