EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Se résoudre plutôt qu’en découdre – Edito 15/01/2021

C’est sûr que ça met un coup au moral mais en même temps on pouvait s’y attendre non ? Par quel miracle alors que le virus circule toujours, que les chiffres sont fluctuants, que la situation est manifestement fragile, pouvait-on réellement s’attendre à un assouplissement des mesures sanitaires déjà en place ? Il y a plein de gens qui aujourd’hui ont un peu une sorte de gueule de bois à cause de l’annonce d’une nouvelle échéance au 15 février pour un éventuel allègement.

Je ne voudrais surtout pas me faire oiseau de mauvais augure, mais eu égard au rythme où la vaccination va se conduire, et parce qu’afin d’enrayer l’épidémie les autorités locales n’ont pas eu et ne veulent pas avoir recours à un nouveau confinement, on aurait une chance insolente si dans un mois les voyants se mettaient au vert.  En outre les faits nous ont prouvé que ce n’était qu’une question de temps avant que quelque chose qui se propage à l’autre bout du monde ne débarque sous nos latitudes. Ce sont ainsi toutes les nouvelles variantes du virus qui ont le potentiel de circuler à terme chez nous. Les frontières restants ouvertes, notre situation est manifestement encore très périlleuse.

Personne ne peut se satisfaire de vivre un quotidien où nos libertés sont réduites. Cependant quand on voit ce qui se passe partout ailleurs, on a le droit de se dire aussi qu’ici on ne s’en sort pas trop mal à ce niveau-là. Notre degré de frustration est à mon sens à mettre en regard des bénéfices que l’on peut en tirer sur la santé publique. C’est un crève-cœur de voir ces bars et ces discothèques fermées, ces restaurateurs qui sont obligés de faire avec une amplitude horaire qui sape leur chiffre d’affaire, j’en conviens bien. Cependant je vous mets au défi de me trouver quelqu’un qui après une bouteille de pinard et un repas copieux qui s’éternise, ou 3 Vodkas Energy Drink en riant à gorge déployé, sera totalement à même d’être en phase avec les mesures barrières. Après si c’est déléguer la responsabilité de laisser les établissements faire la police en interne, on risque de vite en revenir …

Ruminer, se lamenter en boucle n’y servira à rien, on va y laisser notre santé. La résilience face à l’impondérable reste la plus sage des postures pour nous préserver. Prendre notre mal en patience c’est en fait capitaliser sur notre instinct de survie. Attention ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant. Les mesures liberticides doivent rester une exception faute de mieux. Si jamais un peuple ne doit s’abandonner au bon vouloir de ses dirigeants, doit continuer de se poser les bonnes questions, il ne saurait non plus s’épanouir sur le long terme s’il ne savait concéder juste du confort pour un laps de temps qui ramené à la durée d’une vie est pour le moment encore raisonnable. Surtout, et cela a été prouvé, si ces concessions permettent justement à certains d’avoir une plus longue vie.

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