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« Si la Calédonie accède à l’indépendance, la Polynésie va suivre »

Une délégation de l’Union Calédonienne est actuellement au fenua pour, non seulement rassurer les investisseurs quant à l’avenir institutionnelle et économique de la Nouvelle Calédonie, mais aussi pour que nos élus appellent la communauté polynésienne vivant sur le caillou à soutenir leur « lutte » pour accéder à la plein souveraineté lors du référendum fixé en novembre prochain. Le leader indépendantiste, Oscar Temaru, dit n’avoir aucun doute sur le fait que l’accession à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ait « une influence ici en Polynésie ».

Oscar Temaru était entouré, mardi matin à la permanence du Tavini huiraatira, du président de l’Unions Calédonienne (UC), Daniel Goa, de son conseiller Ronald Frere, de Wilfrid Mai et de Christian Taupua, tous deux membres de l’Union Calédonienne. Un seul sujet à l’ordre du jour, le référendum qui aura lieu en novembre prochain sur le Caillou. « Nous sommes sur le point de relever le plus grand des défis jamais posé aux Calédoniens, c’est celui d’accéder à sa pleine souveraineté », a affirmé le président de l’UC. Et pour que ce référendum soit une réussite, la délégation calédonienne a affirmé avoir besoin des Polynésiens qui vivent sur le Caillou, d’où ce déplacement au fenua. Selon la délégation calédonienne, ils sont 12 000 à vivre en Nouvelle-Calédonie, dont  9 000 qui pourront participer à ce vote. Le président de l’UC, Daniel Goa est aussi venu au fenua pour rassurer les investisseurs, notamment Polynésiens.

Daniel Goa affirme aussi que l’UC travaillera avec le député Moetai Brotherson, actuellement en métropole. En effet, le 20 mars prochain, le projet de loi relatif au référendum devrait être étudié à l’Assemblée Nationale. Selon le président de l’UC, trois thématiques essentielles seront abordées autour du référendum : la récupération des compétences régaliennes, l’accès au statut d’Etat indépendant et le changement de la citoyenneté en nationalité. Selon Daniel Goa, la seule et unique question qui devrait être posée est : « Voulez-vous que la Calédonie accède à la pleine souveraineté ? C’est la question possible quand on reste dans l’accord de Nouméa ». Pour lui, l’unité du peuple du Pacifique, et notamment celui des Kanaks, est importante pour pouvoir sortir gagnant de ces référendums.

Le leader indépendantiste Oscar Temaru a affirmé qu’il se rendra en septembre ou octobre en Nouvelle-Calédonie pour convaincre les Polynésiens d’aider les Kanaks à accéder à leur pleine souveraineté. « Cela peut jouer dans le vote global », explique-t-il. Oscar Temaru voudra aussi les rassurer quant à l’avenir institutionnelle et économique. Le président du Tavini affirme qu’il est « confiant » quant au déroulement de ce référendum. « C’est cela l’objectif des deux accords de Matignon et de Nouméa, l’accession de la Nouvelle-Calédonie à sa pleine souveraineté ».

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13 Commentaires

  1. Viniura
    13 mars 2018 à 16h45 — Répondre

    La délégation calédonienne a affirmé avoir besoin des Polynésiens qui vivent sur le Caillou, d’où ce déplacement au fenua. Selon la délégation calédonienne, ils sont 12 000 à vivre en Nouvelle-Calédonie, dont 9 000 qui pourront participer à ce vote

    Pas une petite confusion géographique ?

    • 13 mars 2018 à 17h02 — Répondre

      Non, ce sont bien 12 000 Polynésiens vivant en Nouvelle-Calédonie et 9 000 à entrer dans les critères de vote.

  2. TAVIPOURRINI
    13 mars 2018 à 22h36 — Répondre

    L’Etat dépense en Calédonie exactement la même somme qu’en Polynésie, soit environ 1,5 milliards d’euros/an. Le nickel rapporte environ 1 milliard/an. Le jour ou la Calédonie devient indépendante, son PIB sera divisé par deux voir plus. Il ne faut pas être grand clerc en économie pour le comprendre.

    Même en limitant le nombre de gens qui voteront, je parie quand même que les Calédoniens suivront la voix de leur portefeuille.

    Snon une question, les indépendantistes continuent-il à essayer de faire croire à leurs ouailles que le jour où l’État partira il continuera de payer, ou encore qu’on va se financer sur une prétendue taxe sur les survols aériens qui n’existe que dans leur délire? Ah non, c’est vrai, en ce moment il faut faire croire qu’ils étaient 3000 aux Thermopiles du Motu Ovini…

  3. HIRINAKE
    14 mars 2018 à 6h41 — Répondre

    He Oscar je pensais qu’on voulait des gens au casier judiciaire vierge au Tavini…le pylone qui est derriere toi en est un parfait exemple de probite forme a l’ecole des Oranges !!!!
    Finalement rien ne changera dans ce fenua.

  4. hotutea
    14 mars 2018 à 7h19 — Répondre

    Non, mais il rêve l’ancien et ceux qui le suivent comme des moutons. il gagne déja assez l’ancien retraité qui n’a pas perdu son ITR qui est au maximum, salaire douanier de France multiplié par 2, plus son salaire de maire, plus son salaire de conseiller à l’ assemblée territoriale, plus sa future retraite de l’assemblée. Le tout fera plus de trois millions de XPF.
    Que des nulles dans cette assemblée…

  5. Pito
    14 mars 2018 à 8h12 — Répondre

    Il rêve éveillé, la majorité des calédoniens ne veut pas de l’independance. Il n’y a qu’a Les écouter, mais Oscar doit être sourd !!!!

  6. simone grand
    14 mars 2018 à 8h15 — Répondre

    Quel projet de société a-t-il été élaboré? Sur le modèle républicain français? Celui des tribus? Quel modèle aussi à Tahiti? président à vie? quelles sont les règles du jeu sur lesquelles fonctionneront ces indépendances rêvées?

  7. Taaroa
    14 mars 2018 à 8h23 — Répondre

    Plus la sucette est grosse, plus elle donne envie … où est ce la ficelle, je ne sais plus …

  8. vetea
    14 mars 2018 à 11h10 — Répondre

    Pas de soucis pour le Tavini pour que les polynésiens votent en nouvelle calédonie. Par contre pour ici, dans leur idéologie seuls les maohis ont le droit de vote pour l’indépendance. Quelle incohérence.

  9. Sanford Alexi
    14 mars 2018 à 13h45 — Répondre

    monsieur le député moetai Brotherson, l’histoire des casiers judiciaire vierge ce n’est que pour les autres parti politique mais pas le votre à ce que je vois.Parce que le zigoto derrière Oscar, le sien est bien rempli.

  10. blazée
    14 mars 2018 à 19h54 — Répondre

    Pourquoi ils ne parlent JAMAIS à la population de comment ils vont continuer à payer les retraites, les salaires communes, fonction publique, avantages CPS, etc….. cela ne compte pas pour eux ?? on va faire des clochards ici ?

  11. Pierre André
    20 mars 2018 à 10h32 — Répondre

    Aucune proposition n’a été faite pour rassurer les investisseurs polynésiens. Que du chalala en ces temps d’élection…

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