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Sinistré, le secteur de l’événementiel crée son syndicat

Jérôme Loisel, membre fondateur du Symepol ©CP/Radio1

Le premier Syndicat des métiers de l’événementiel en Polynésie française (Symepol) a vu le jour le 22 août dernier. L’enjeu pour ce secteur, pourvoyeur de 500 événements par an et de nombreux emplois directs et indirects, mais qui ne bénéficie d’aucune aide : se faire entendre des pouvoirs publics pour défendre les nombreux intervenants, qu’ils soient importants organisateurs ou « petites mains ».

Valoriser, représenter et défendre les intérêts de la filière événementielle en Polynésie sont les objectifs des entreprises fondatrices de ce syndicat professionnel.  « Parmi les fondateurs, on y pensait depuis 5, 6 ans, dit Jérôme Loisel de 4 Events Pacific. Avec le confinement et l’interdiction d’exercer, on a eu plus de temps pour le faire. On espère faire comprendre notre secteur d’activité aux autorités et à la population. » Les entreprises fondatrices de Symepol sont Tahiti Experts Events, SA Production, DB Tahiti, Tahiti Event Concept, La Compagnie du Caméléon, Studio 87, Fenua Pro Bartender, Amarysk Conseil, Visual Events, et 4 Events Pacific.« Aujourd’hui on accueille tous ceux qui ont envie d’être entendus, tous les professionnels de l’événementiel, sociétés ou patentés », dit-il.

Depuis le 17 mars dernier, le secteur de l’événementiel est quasiment à l’arrêt, malgré une brève reprise en juin et juillet. Spectacles, concerts, pièces de théâtre, conférences, séminaires, foires, salons, lancements de produits, événements sportifs, culturels, caritatifs …. autant de segments composant un secteur qui produit, en temps normal, plus de 500 événements par an.

Car chaque événement requiert une multitude de métiers, représentant un nombre important d’emplois directs et indirects. Agences événementielles, producteurs d’artistes, producteurs de spectacles, itinérants du spectacle, hôtesses d’accueil, producteurs audiovisuels, journalistes, scénographes, logisticiens, sociétés de transport et de manutention, chargés de prévention et de sécurité, sociétés spécialisées dans l’équipement sonore et visuel, la billetterie, ou la location de matériel et de mobilier, animateurs, traducteurs, gestionnaires de sites évènementiels, imprimeurs, médias, décorateurs, sociétés de nettoyage, etc…

Le secteur de l’événementiel a été oublié des pouvoirs publics, disent les adhérents du Symepol. Notamment pour ce qui concerne les aides du Pays. Après une courte période d’espoir, le nouveau coup d’arrêt porté par le regain de covid-19 au secteur de l’événementiel provoque une grande inquiétude chez les professionnels. Ils doivent rencontrer les autorités dans les prochains jours.

Sonia Aline, dont la société SA Productions organise depuis des années, avec Radio1 et Tiare FM, des événements et des concerts de grande envergure, met elle aussi l’accent sur l’activité générée pour de nombreuses personnes qui ne disposent en Polynésie d’aucun filet de sécurité.

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