EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Soyons nous mêmes des ambassadeurs pour notre tourisme ! – EDITO 27/09/2016

Hier c’était la journée mondiale de la contraception, aujourd’hui celle du tourisme. J’ai presque envie de consacrer chaque édito de cette semaine à la journée mondiale qui s’y rapporte, histoire de s’amuser un coup et voir s’il y a systématiquement quelque chose d’intéressant à en dire. Alors vérifions ce qui tombe mercredi jeudi et vendredi : aïe, demain journée mondiale contre la rage, je me sens pas spécialement inspiré sur ce coup, après … journée mondiale du droit à l’avortement, ouh la, si je m’y colle je vais me mettre les dévots du bon Dieu à dos, et enfin on confluerait par la journée mondiale de la mer, mouais. Samedi j’ai pas d’édito ça tombe bien, je suis curieux quand même, ah, ce sera la journée mondiale contre l’urticaire. Non ce n’est pas une plaisanterie, comme quoi y’en a vraiment pour tout le monde …

Ok, donc on va parler du tourisme aujourd’hui et on en restera là sur l’idée de départ, sauf si d’ici demain matin je me fais mordre, sans choisir par qui. Donc la journée mondiale du tourisme, avec deux gros paquebots à quai, des chiffres de fréquentation de notre destination qui progressent, on a le droit, enfin, d’avoir un peu d’espoir. Les rachats d’hôtels validés par la Haute Autorité de la Concurrence, les bruits de couloir sur la réouverture de l’ex Hilton Tahiti, tout ça sent bon, même si on l’a en travers de la gorge avec le Mahana Beach qui nous aura tant fait rêver. Avouez que ce serait drôle qu’au final on finisse par rebâtir le Sofitel Maeva Beach version 2.0, mais après tout …

On a tendance, et parfois moi le premier, à critiquer les initiatives gouvernementales, les campagnes de communications sur notre destination parfois très douteuses dans le passé du GIE Tahiti Tourisme, mais à l’heure de l’avènement des réseaux sociaux, nous polynésiens, n’aurions nous pas notre rôle à jouer dans la promotion de notre Fenua ? Si le développement touristique de notre destination est à ce point un enjeu capital de notre reconversion économique, pourquoi laisserions-nous aux autorités et autres organismes publics le soin de tout faire tout seul et parfois de nous faire … rager ? Je m’explique, au lieu de se verser des seaux d’eau sur la tête, de faire 22 pompes par jour pendant 22 jours, de se prendre en photo en noir et blanc, pourquoi ne profiterions nous pas des moyens techniques dont nous disposons pour montrer ce que nous aimons chez nous, ce qui nous ressemble et nous rassemble, ce qui nous rend fier et que nous adorerions montrer au plus grand nombre partout sur la planète, pour qu’ils viennent ? Au lieu de faire comme tout le monde, de se fondre dans une mondialisation numérique de masse qui clone nos comportements de Phoenix à Barcelone et jusqu’à Tahiti, pourquoi ne serions nous pas ceux qui inventerions une tendance ? Celle de montrer que tout un peuple peut être fier de son paradis en inondant l’internet de tout ce qu’il y a de plus beau, de plus charmant, de plus attachant. I’m proud of my country, Tahiti, the place you need to see. Alors, on se lance ?

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