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Stupéfiants : départs en vacances sous haute surveillance

Police, gendarmerie et douanes ont mené ce vendredi une grande opération de contrôle anti-stupéfiants à l’arrivée et surtout au départ de Tahiti-Faa’a de même qu’aux aéroports de Bora Bora et de Marquises, et à l’embarquement des navires pour Moorea ou les Raromatai. En plus des fouilles de passagers, de bagages et de fret, des tests d’alcoolémie et de consommation de drogue ont été mené chez les pilotes et PNC des compagnies. Une opération coup de poing menée à l’occasion des départs en vacances, et qui avait présentée au gouvernement et affinée avec les tavana des archipels très demandeurs de ce genre de contrôles.

Pour les autorités de l’État, les vacances scolaires sont synonymes « d’intensification des flux entre les îles » et donc de risques supplémentaires de transport de stupéfiants. Raison pour laquelle les forces de sécurité intérieure ont été déployées, sur réquisition judiciaire, pour une opération de contrôle d’ampleur ce vendredi. Passagers, bagages et marchandises à l’arrivée et au départ de l’aéroport de Tahiti, flux des aéroports secondaires de Bora Bora, Hiva Oa ou Nuku Hiva, passagers des navettes nautiques à destination de Moorea, et de l’Apetahi express lors de ses escales à Huahine, Raiatea et Taha’a… Cibles et sites multiples pour les quelques 70 gendarmes, policiers et douaniers mobilisés, pour certains avec des chiens de détection. Des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants ont aussi été réalisés auprès du personnel navigant commercial et des pilotes et co-pilotes des compagnies aériennes.

Une action coup de poing qui avait été présentée au gouvernement et aux tavana de tous les archipels. « Lors de ces réunions de présentation, des tavana ont signalé des potentielles fragilités, pouvant constituer des points d’entrée et de circulation de produits stupéfiants sur le territoire, précise le Haut-commissariat. Ainsi, les contrôles renforcés réalisés ce jour répondent aux préoccupations exprimées par les maires et illustrent la capacité d’adaptation du plan de lutte contre les stupéfiants, qui s’ajuste sans cesse aux réalités locales et aux besoins du territoire ».

Les résultats de cette opération n’ont pas encore été rendus publics par le Haut-commissariat.