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Touristes rossés : on leur avait vendu le paradis … – Edito 11/02/2019

Des centaines de polynésiens se sont émus en découvrant hier sur les réseaux sociaux le témoignage d’une automobiliste circulant sur le front de mer qui a assisté a une scène choquante. C’est le moins que l’on puisse dire. Elle était en effet aux premières loges pour voir deux garçons sur des vélos foncer sur deux croisiéristes qui venaient d’arriver et leur arracher leur sac. Celui des deux jeunes qui avait saisi le butin finit par tomber de vélo. Les touristes arrivent à sa hauteur et tentent de récupérer leur bien, mais ils récoltent une pluie de coup puisque le deuxième cycliste a rebroussé chemin et est venu à la rescousse de son complice. Notre témoin raconte ensuite qu’une voiture qui assiste à la scène mais qui est du bon côté de la chaussée s’arrête et ses occupants se ruent à la rescousse des malheureux touristes. Ils parviennent à faire cesser les coups et à faire fuir ces racailles qui malheureusement ont réussi à garder le sac.

Quelle honte. A peine le pied posé au Fenua dans une zone censée a priori être sécurisée tant elle se veut stratégique pour notre développement économique, qu’avant d’avoir pu goûter au pseudo paradis, on y découvre l’enfer, le vrai. Ce n’est pas la première fois que nous entendons ce genre d’histoire. Cela s’avère de plus en plus régulier. La tendance est absolument catastrophique et a le potentiel si nous ne donnons pas plus de gages de sécurité à nos visiteurs, de devenir une bombe à retardement qui nous explosera dans la figure à toutes et tous.

Pourquoi, alors que le phénomène enfle depuis des mois, pour ne pas dire des années, un simple arrêté municipal n’a-t-il pas été pris pour interdire les regroupements à vélo hors compétitions sportives officielles ? Combien de fois vous et moi avons dû laisser passer des hordes de jeunes qui ne descendaient même pas de leur bicyclette pour traverser un passage piéton et exporter ailleurs en ville leur sarabande ? Pourquoi ne délimite-t-on pas des zones interdites à la circulation en vélos et sévèrement verbalisées ? Ce ne sont que de simples exemples de mesures qui rapidement pourraient pourtant porter leurs fruits, ils en existent bien d’autres, mais pourtant c’est un sentiment d’immobilisme généralisé que l’on ressent en ce moment.

Si les parents de ces gamins paumés ont lâché l’affaire et quelque part sont peut-être contents de pouvoir compter sur une part du butin, personne ne devrait les laisser s’installer dans une telle facilité. Outre l’inquiétant risque pour notre avenir économique et la réputation de notre pays c’est l’âme d’un peuple qu’on laisse se déliter parce que la paresse et l’incompétence ont été érigées en nouveaux fondamentaux de la marche de notre société.

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2 Commentaires

  1. Daniel BUSSON
    12 février 2019 à 7h30 — Répondre

    Hélas, chaque agression sur un touriste est un clou pour votre cercueil, l’enfer au paradis c’est l’enterrement de votre économie. Ne dites pas ainsi soit-il.

  2. Teiva Hoki
    13 février 2019 à 7h46 — Répondre

    Tolérance zéro !!! Faire comme aux States !!! Je me rappelle il y a plus de 30 ans à Honolulu, j’étais encore ado, avec un copain nous nous promenions à Waikiki au delà de 23h00, des policiers en voiture se sont arrêtés à notre hauteur, nous ont demandé ce que nous faisions à cette heure là et nous ont raccompagné chez nous !!! Voilà, tolérance zéro !!! Ici à 01h00 du mat je vois encore des jeunes ado se promener à vélo en ville et pourtant nous n’avons pas une ville de la taille de Honolulu !!!

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Touristes rossés : on leur avait vendu le paradis … – Edito 11/02/2019