EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Tous accros à la météo – Edito 23/08/2018

Savez-vous quel est le programme télévisé qui réalise partout les meilleures audiences ? C’est la météo, et en radio les résultats sont eux-aussi révélateurs du très fort intérêt du grand public. Il n’y a finalement que certaines professions extrêmement dépendantes des conditions météorologiques par rapport à l’impact qu’elles pourraient avoir sur leurs affaires qui en font une lecture ou une écoute quasi religieuse. Le commun des mortels lui a juste envie de savoir s’il fera beau ou pas, dans un cas plutôt que dans l’autre on a tout simplement moins le cafard d’être enfermé dans la routine de son quotidien. Et puis quand il pleut il y a plus de bouchons, c’est la gadoue, bref autant de raisons de servir la soupe à la grimace.

Quoi qu’il en soit la place que cela occupe dans l’inconscient collectif est telle que l’on ne fait aucun cadeau aux prévisionnistes lorsque leurs annonces ne sont finalement pas tout à fait conformes à la réalité. Notre répondeur est régulièrement truffé de plaintes en tout genre contre Météo France lorsque par exemple les rafales de vent ou la densité pluviométrique sont bien plus importantes que prévues.

Un jour je m’étais intéressé à cela et je m’étais rendu compte qu’au final le nombre de stations météos réparties sur un territoire grand comme le nôtre est finalement très modeste. Que les modèles mathématiques qui servent à interpréter et extrapoler des prévisions sont mis en oeuvres avec une marge d’erreur directement dépendante de la nature et de la qualité des outils de récolte des données.

Certains choisissent d’autres sources pour leurs prévisions, les surfeurs notamment avec le célèbre site WindGuru qui outre les données récoltées par Météo France en utilise d’autres et le tout passe à la moulinette d’autres méthodes de calcul. Une chose est certaine : au Fenua, les prévisions à plus de 3 jours sont communément peu considérées par les utilisateurs en dehors d’y voir à la limite le reflet d’une tendance plutôt que s’y fier bec et ongle. Mais cela pourrait changer …

En effet, hier soir depuis Kourou en Guyane a été lancé le satellite européen Aeolus. Sa promesse : déterminer a direction et la vitesse du vent pour toute notre planète en sept jours. Grâce à l’utilisation d’impulsions laser les prévisions météo devraient devenir aussi fiables à 15 jours que celles disponibles aujourd’hui à 8. Et nous bénéficierons chez nous aussi de données bien plus précises. Le vent joue un rôle primordial dans la confection de prévisions météo. Il permet d’équilibrer les températures entre les tropiques et les pôles et détermine le déplacement des masses d’air et des nuages. Toutefois je suis certains qu’il y en a qui trouveront toujours le moyen de râler en mode « c’était mieux avant », lorsque le manque de précision induisait un facteur chance permettant à une éclaircie inattendue, inespérée, d’illuminer notre journée …

Article précedent

Le COPF adopte son nouveau statut

Article suivant

Bun Hay Mean : « Encore mieux que ce que j’espérais »

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Tous accros à la météo – Edito 23/08/2018