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Trafic de « stups » : ne jamais commencer ; au pire savoir s’arrêter ! – Edito 13/02/2018

Avec cette actualité chargée à propos des trafics de drogue on peut en effet jeter la pierre à toutes ces personnes qui se sont perdues en route et qui revendent la mort comme je l’entends et le lis, mais on peut aussi en profiter pour s’interroger et tenter de comprendre pourquoi elles en sont arrivées là. Quelles sont les raisons profondes motivant quelqu’un à risquer le tout pour le tout afin de s’enrichir ? Et je ne parle pas que d’amendes et de peines de prison, mais aussi du fait de mettre leur propre vie en péril. Avant de juger à la place de ceux dont c’est le métier, de manière très schématique j’aimerais rappeler qu’il existe deux catégories de hors la loi.

Il y a ceux qui sont passés au stade industriel du trafic, sont à la tête d’un véritable business, ils sont sans foi ni loi, leur morale et leurs principes se sont affranchis de tout questionnements car seul le profit compte, c’est limite du grand banditisme.

Et il y a ceux qui sont pris à la gorge, qui ne trouvent aucune solution à leurs problèmes, qui sont désespérés, qui ont des bouches à nourrir et qui n’y arrivent plus. Ceux-là s’automutilent psychologiquement car ils ont bien conscience du mal qu’ils font potentiellement, mais ils pensent qu’ils n’ont pas le choix. Alors c’est comme au casino, on fait un pari, on mise ses derniers jetons et advienne que pourra. Le pire qui pourrait leur arriver ce n’est pas simplement de se faire arrêter, de finir en prison, ou encore de décéder car la drogue qu’ils transportaient dans leur corps se serait répandue. Non, le pire résiderait dans le fait de ne pas s’avoir s’arrêter si d’aventure ils avaient réussi une première fois leur coup, comme pour les jeux d’argent, par appât du gain. D’ailleurs c’est précisément souvent ce chemin que ceux de la première catégorie ont suivis pour s’y retrouver. Au début ils doutaient, au début ils n’étaient pas totalement déshumanisés et dénués d’empathie pour leur prochain, c’est à force de frauder qu’ils se sont pervertis. Dans tous les cas évidemment il ne pourra jamais en ressortir du bien, et statistiquement il y a peu de chance, surtout à l’échelle de notre petit pays, que l’on passe éternellement au travers des mailles du filet de la justice.

C’est à tous ces trafiquants du dimanche, ou ceux qui projettent de le devenir, que j’aimerais maintenant m’adresser : stop, faites marche arrière, vite, il est encore temps. Ne faites pas reposer votre qualité de survie en investissant sur le trépas à petit feu de ceux qui vont consommer ce que vous trafiquez. Préférez demander de l’aide en gardant la tête haute, plutôt que de profiter d’un argent sale en faisant profil bas. Oui la vie est dure, oui vos larmes vous brûlent comme un acide et vous en êtes lassés, mais je vous l’assure rien ne justifie que vous travestissiez votre âme, que vous risquiez de salir votre famille et votre mémoire, pour un confort à court terme tellement relatif …

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