EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Traitement des cancers, soyez vigilants ! – Edito 23/10/2017

Vendredi dans notre émission « A vous la parole » je recevais Patricia Grand. Elle est la présidente de la ligue polynésienne de lutte contre le cancer. Particulièrement mobilisée et sous le feu de l’actualité durant ce mois d’octobre « rose » en vue d’inciter les femmes à consulter pour prévenir le cancer du sein, nous avons notamment abordé la difficulté que cela représente d’être confronté à la maladie. Ainsi malgré toutes les campagnes de prévention et de communication, nombreux sont encore ceux qui préfèrent ne pas savoir, car par exemple au nom d’une quelconque superstition, faire un examen serait déjà faire un pas vers la maladie. C’est en fait tout le contraire bien entendu, pratiquer la politique de l’autruche, c’est bien ça qui nous place dans un péril vital potentiel.

Evidemment que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, qu’il y a autant de manières d’anticiper ou de vivre sa souffrance qu’il y a d’êtres humains : le degré de rationalité y est hautement variable. Toutefois, il y a une certitude : si on ne sait pas qu’un cancer nous ronge, on ne le combat pas, et il n’y a aucune chance qu’il ne nous emporte pas. On pourrait avoir le sentiment qu’on rabâche la même chose en permanence, d’année en année, mais dîtes vous que si c’est le cas, c’est parce que c’est encore loin d’être gagné. Nombreux sont encore ceux qui préfèrent croire en des légendes urbaines. N’avez-vous pas vous-même déjà entendu que ce ne serait soi-disant pas le cancer qui nous tuerait mais les chimio ou radiothérapies ? Qu’il existerait des méthodes douces et 100% naturelles efficaces basées sur la naturopathie ou l’homéopathie ? Tous ceux qui s’en font l’écho se rendent en fait coupables de complicité avec la maladie, et de mise en danger de la vie d’autrui. Pourquoi ? Justement parce que lorsque l’on est confronté à ce mot : « cancer », on est susceptibles de perdre ses moyens, sa capacité de raisonner, on laisse la peur gagner du terrain.

Ce weekend on apprenait qu’un médecin métropolitain s’était fait radié car il avait tenté de traiter sa patiente atteinte d’un cancer du sein avec de l’extrait de radis noir, depuis elle est décédée. Chez nous, dans les foires agricoles, sur des annonces publiées sur les réseaux sociaux, j’en vois certains qui n’hésitent pas à vanter parmi les vertus de leur jus de noni ou de citron/gingembre, leur pouvoir curatif du cancer. C’est tout bonnement scandaleux et irresponsable. On ne peut pas nier que certains compléments alimentaires peuvent avoir des effets positifs mais uniquement en parallèle des traitements prodigués par le corps médical, mais en aucun cas en substitut. Celui qui s’aventurera à vous dire le contraire est malveillant et n’est qu’un accélérateur de votre trépas.

Ne remettez pas à demain cet examen que vous deviez passer, cessez de croire qu’en n’y pensant pas on évite au pire d’arriver. Le combat est souvent rapidement gagné à condition de n’avoir pas tardé à identifier l’ennemi. Alors misez sur votre force, et pas sur le sort.

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