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Transports interinsulaires : Une réforme pour rien ?

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Plus d’un an après le vote houleux de la loi de Pays relative à l’organisation du transport interinsulaire, les armateurs refusent toujours la nouvelle réglementation pour desservir les archipels. Ils ont interpellé le nouveau ministre des Transports, Luc Faatau, qui se dit prêt à revenir sur la réforme.

Après des mois de négociations, le schéma des transports interinsulaires bouclé par l’ancien ministre des Transports, Albert Solia, avait difficilement accouché d’une première loi de Pays votée à l’assemblée en septembre 2015. Le texte avait ensuite été promulgué officiellement en février 2016, après un recours suspensif devant le Conseil d’Etat. Un an plus tard, les armateurs ne comptent toujours pas appliquer la réforme. Et le nouveau ministre des Transports ne leur donne pas totalement tort. Cette loi « fixe le principe, mais il ne faut pas que ce soit figé pour l’éternité », déclare le ministre Luc Faatau, qui a accepté de rencontrer les armateurs début février, peu après sa prise de fonctions. Tout semble donc remis en question, aujourd’hui.

Les armateurs ne sont pas d’accord sur plusieurs points, et notamment sur la question de la durée des licences et sur l’âge des bateaux. Le schéma des transports interinsulaires prévoit de limiter la durée de vie des bateaux pour des raisons de sécurité.

Malgré des mois de négociations, les armateurs « estiment ne pas avoir été assez consultés ». Luc Faatau se dit prêt à les rencontrer à nouveau. « Je ne peux pas refuser de discuter avec des représentants d’une profession très sérieuse, qui a un impact important sur la vie des archipels et notamment des atolls les plus éloignés », fait valoir le ministre des Transports. Luc Faatau reconnaît toutefois que l’intérêt de ces îles éloignées est souvent bien différent de celui des armateurs.

Le cadre juridique doit permettre de définir le « seuil minimum des dessertes aériennes et/ou maritimes » sur les îles, de délivrer les « licences d’exploitation » aux opérateurs sur le territoire, de déterminer le « mode de financement des dessertes déficitaires » grâce à un « fonds de désenclavement » qu’il faudra constituer, de « libéraliser les tarifs » pour les opérateurs en leur permettant de toucher davantage de recettes et enfin de définir des « sanctions » pour les opérateurs qui ne respecteront pas les obligations de service public. Un cadre qui a pourtant déjà été voté. Reste à savoir s’il sera un jour appliqué.

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1 Commentaire

  1. Hotu
    13 mars 2017 à 16h02 — Répondre

    A QUAND LA FIN DE CETTE PRISE D OTAGE DES GENS DES ILES!!!! MULTIPIEZ LES TRANSPORTS INTER ILE POUR TOUS!!!

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