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Turberculose à Raapoto : « Toutes les personnes concernées ont été contactées »

La Direction de la Santé a finalement adressé, par communiqué, les inquiétudes liées à la découverte d’un cas de tuberculose au sein du lycée Samuel Raapoto. Sans citer le nom de l’établissement, elle ne confirme le lancement d’investigations sanitaires autour d’un cas, et assure que toutes les personnes à risque ont été contactées par les enquêteurs. Les autorités expliquent le manque d’informations livrées aux élèves, parents et médias sur ce sujet par le secret médical.

L’inquiétude s’était transmise d’élèves en parents d’élèves ces derniers jours : la tuberculose circulerait au sein du lycée Samuel Raapoto. Interpellés, nos confrères de Tahiti Infos avaient tenté d’y voir plus clair, jeudi, à la veille de l’annonce des résultats du bac, qui font converger chaque année des centaines de jeunes dans les établissements avant les grandes vacances. Sauf que les autorités sanitaires, comme la direction de l’établissement d’ailleurs, avaient préféré ne faire aucun commentaire, au quotidien, comme aux autres médias de la place. La direction et le ministère de la Santé a fini par communiquer, ce vendredi, mais sans citer le nom de l’établissement protestant. Les autorités se limitent à rappeler le contexte de la tuberculose en Polynésie – une trentaine de cas l’année dernière et des chiffres en baisses sur le long terme -, la nature de la maladie – une infection, généralement pulmonaire, par une bactérie, qui peut se transmettre par l’air, mais qui ne créé des troubles que chez 10% environ des infectés – et ses principaux symptômes – toux de plus de 15 jours, fatigue constante, manque d’appétit, amaigrissement, sueurs nocturnes ou sang dans les crachats. La direction de la Santé insiste aussi sur les mécanismes de détection mis en place auprès des médecins, hôpitaux et dispensaires, et sur les enquêtes menées par un organe spécialisé, le Centre de lutte contre la tuberculose (CLCT), qui passent par des contacts avec les personnes concernés par un risque d’exposition, et des examens de dépistage auprès de certains d’entre eux.

Peu de précision en revanche, sur la situation à Samuel Raapoto. La direction ne confirme pas de risque de « cluster », et assure que  » toutes les personnes concernées par l’investigation en cours, ont été contactées par téléphone ». Pour apaiser l’inquiétude légitime des parents, le communiqué précise que « si une personne s’inquiète de ne pas avoir été contactée, c’est qu’elle n’est pas concernée« . Pour le reste, les autorités mettent en avant le secret médical qui « s’applique à l’identité du patient, mais aussi à l’établissement dans lequel il étudie, l’entreprise où il travaille ou le quartier où il réside ».