ACTUS LOCALES

Un budget voté à 36 voix

À cinq mois des territoriales, les élus de l’assemblée ont approuvé le budget du gouvernement par 36 voix pour et 21 abstentions. Le président du Pays, Édouard Fritch, s’est félicité que « notre chère Polynésie (aille) de mieux en mieux », mais pour l’opposition, les richesses ne sont pas bien réparties, « les pauvres sont de plus en plus pauvres », dénonce Teura Iriti, du Tahoeraa.

Il n’y a pas eu de surprises ni de grandes annonces lors  de la présentation du budget primitif 2018 aux représentants de l’assemblée de la Polynésie française, ce jeudi. En ouverture de la séance, Édouard Fritch, s’est félicité de l’état actuel des finances du fenua. « Le redressement de nos comptes publics a nécessité des sacrifices, tant de la part des entreprises que des Polynésiens. Le Pays a également du se serrer la ceinture », a-t-il souligné.

Si l’économie se porte mieux aujourd’hui, c’est grâce aux dispositifs mis en place par son gouvernement, d’après le président du Pays, pour qui il est nécessaire de proposer « un nouveau panel de mesures fiscales (…) pour dynamiser la relance économique, faciliter la décision d’investissement des porteurs de projets, tant de la part des entreprises que de celle des ménages polynésiens ».

Parmi ces mesures, déjà annoncées : un taux réduit de TVA de 5% pour les prestations de services à la personne, l’exonération fiscale en faveur des groupes de prestations de chants et de danses traditionnels, l’alignement des seuils de la franchise de TVA sur celui du régime fiscal des très petites entreprises à 5 millions de Fcfp ou encore une réduction d’impôt à la CSIS sur 3 ans pour les entreprises qui embaucheront l’année prochaine. Ce budget primitif 2018, hors écriture d’ordre, « s’équilibre en recettes et en dépenses de fonctionnement à hauteur de 124,291 milliards de Fcfp », a annoncé Édouard Fritch, fier de son travail.

Parmi les priorités affichées du gouvernement pour 2018, il y a la poursuite des efforts en matière d’emploi avec le maintien de l’enveloppe financière des contrats CAE à hauteur de 4 milliards de Fcfp, le financement des programmes de développement dans le secteur de l’agriculture, l’augmentation des dotations financières aux régimes sociaux, la mise en place d’un plan de prévention pour la santé et le renforcement du programme de logement social et de l’habitat.

Mais pour le Tahoeraa, le gouvernement Tapura ne se préoccupe pas assez des démunis. « Les conditions de vie de la majorité des Polynésiens ne cessent de se détériorer », dénonce la représentante Teura Iriti, qui parle « d’échec social ».

Dans son discours, Édouard Fritch a reconnu que « la pauvreté a gagné du terrain », mais pour le président du Pays, les torts sont partagés. Et il affirme avoir « demandé au gouvernement de mettre en place de nouvelles méthodes, plus efficaces, plus en phase avec les réalités du terrain,  pour réduire cette fracture sociale ».

Pour cela, il faudrait notamment créer de l’emploi. Un point essentiel aux yeux du représentant UPLD, Antony Géros.

Le budget 2018 a été approuvé jeudi soir par 36 voix pour et 21 abstentions. Gilda Vaiho-Faatoa, Thomas Moutame et Marcel Tuihani ayant voté pour avec la majorité RMA.

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1 Commentaire

  1. Warning sign
    8 décembre 2017 à 6h00 — Répondre

    « les pauvres sont de plus en plus pauvres », dénonce Teura Iriti, du Tahoeraa.Pourtant elle cautionne le racket exercé par son président auprès des naifs …Responsable mais pas coupable l’innocente aux mains sales …

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