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Un projet d’énergie thermique des mers pour 2023

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Mardi, lors de la conférence sur l’économie bleue du CEROM , l’entreprise ‘Airaro a présenté son projet d’énergie thermique des mers. Le porteur de projet vise une installation pour 2023 capable de fournir 30% de l’électricité locale.

L’énergie thermique des mers (ETM) est une ressource renouvelable permettant de fournir assez de puissance pour produire de l’électricité. Il s’agit de mettre en place une centrale off-shore, autrement dit sur l’eau, qui puisera l’eau froide des profondeurs et l’eau chaude de surface. C’est la différence de température entre les eaux qui produit de l’énergie. L’un des porteurs du projet de ‘Airaro, Jean Hourcourigaray, explique qu’il s’agit simplement du même système qu’un frigo mais à l’envers.

L’entreprise porteuse du projet, ‘Airaro, est notamment à l’origine de l’installation des SWAC de Bora Bora et Tetiaroa. D’après ‘Airaro, les eaux polynésiennes sont particulièrement propices à la mise en place d’une centrale ETM. Les eaux de surface sont plus chaudes et les eaux froides de profondeurs sont plus proches de la côté par rapport, par exemple, aux Antilles où il faut aller puiser jusqu’à 6-8 kilomètres des côtés alors qu’en Polynésie 2-3 kilomètres suffisent. Le fenua est également une zone avec de très faibles risques cycloniques ce  qui permet un dimensionnement des infrastructures beaucoup moins chers. Enfin dernier point positif selon Jean Hourcourigaray « le tarif de l’électricité est trois fois supérieur à la métropole ce qui permet un prix d’exercice aux conditions du marché ». D’ailleurs le prix pour le consommateur polynésien ne changera pas de l’électricité traditionnelle, « rien de plus qu’actuellement » affirme le porteur de projet. ‘Airaro mise sur la baisse de l’utilisation du pétrole pour convaincre du bien fondé de l’ETM. Quand au coût du projet ? « Plus de 30 milliards Fcfp ». ‘Airaro affirme avoir le soutien de l’Etat et espère une défiscalisation à 42 % de la centrale. Le projet est également porté par le groupe industriel DCNS spécialisé dans l’industrie naval militaire et l’infrastructure maritime. Pour le ministre de l’Économie bleue, Teva Rohfritsch, c’est une garantie de confiance. Mais si le pays se dit prêt à accueillir ce type de projets novateurs dans ses eaux, le ministre est clair «  la Polynésie n’a pas les moyens de payer un système à ce coût là ».

‘Airaro mise sur une installation en 2023-2024 avec un assemblage local des pièces.

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