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Une alliance FN-Tahoeraa « pas d’actualité »

©Cédric Valax

Le Front National a dévoilé son programme spécifique pour la Polynésie française vendredi soir sur TNTV. La candidate à la présidentielle Marine Le Pen propose notamment d’adopter le statut de « Pays associé » si cher à Gaston Flosse pour la Polynésie et demande la fin d’un « acharnement judiciaire » sur certaines personnalités politiques… Un rapprochement avec le Tahoeraa, qui n’est plus soutenu par Les Républicains, est-il à l’oeuvre ? « Ce n’est pas d’actualité », répond le représentant du FN en Polynésie.

Eric Minardi, représentant le Front National en Polynésie française, a dévoilé le programme du parti d’extrême-droite pour la Polynésie vendredi soir sur TNTV. Marine Le Pen, la candidate à la présidentielle, propose de renforcer et d’étendre l’autonomie de la Polynésie en adoptant le statut de Pays associé et dans le même temps d’organiser un référendum d’autodétermination d’ici 10 ou 15 ans. Le statut de Pays associé fait évidemment penser à Gaston Flosse, un de ses fervents défenseurs. Et curieusement on retrouve une autre marotte de l’ancien président dans le programme du FN. Marine Le Pen veut « remettre en ordre l’institution judiciaire » en « dépolitisant et renforçant l’exigence d’impartialité pesant sur les magistrats ». « La justice polynésienne sera invitée à traiter convenablement et également tous les justiciables. L’acharnement sur tel ou tel pour des motifs politiques et médiatiques doit cesser ; les droits de la défense seront renforcés. » Des propositions qui font curieusement écho aux propos de Me Quinquis et à ceux de Gaston Flosse lui-même. Mais est-ce que ces promesses augurent d’une alliance entre le Tahoeraa et le FN ? « Ce n’est pas d’actualité », assure Eric Minardi.

L’idée du Pays associé n’est pas nouvelle, explique Eric Minardi, qui précise les propos de la candidate d’extrême droite à la présidentielle.

Quant à la proposition d’organisation d’un référendum d’autodétermination d’ici 10 ou 15 ans, elle pourrait sembler à l’opposé des convictions autonomistes qui sont celles du parti FN en Polynésie, mais Eric Minardi défend cette idée en expliquant qu’il s’agit au contraire « d’unir » le peuple polynésien.

Parmi les autres propositions, le Front national souhaite créer un grand ministère de l’Outre-mer pour que « l’outre-mer redevienne le vecteur de la politique culturelle et économique de la France », mettre en place une université internationale de la mer en Polynésie française, inscrire « la préférence nationale » dans la constitution et en faire bénéficier les Polynésiens, contribuer à hauteur de 3,5 milliards de Fcfp au système de santé polynésien, faire bénéficier la Polynésie de la contribution au service public de l’électricité (CSPE), revenir au financement de l’éducation à hauteur de 1,8 milliard de Fcfp par an, et enfin augmenter la présence militaire sur les zones maritimes. Concernant le nucléaire, Marine Le Pen propose de sanctuariser la dotation globale pour le développement économique à 18 milliards de Fcfp par an, d’indemniser jusqu’en 2040 toutes les personnes atteintes de maladies radio-induites et de rembourser les frais de ces maladies à la CPS. Patrick Galenon, administrateur de la Caisse et secrétaire général de la CSTP-FO, avait chiffré ce montant à 56 milliards de Fcfp, soit 469 millions d’euros.

Cette longue liste de promesses de campagne n’oublie aucun sujet de préoccupation des habitants de Polynésie française : le nucléaire, le financement de l’État, l’électricité. Des promesses dont le financement laisse tout de même dubitatif.

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3 Commentaires

  1. Pitou
    13 février 2017 à 7h33 — Répondre

    Bonjour,

    je trouve cela révoltant qu’un rappochement de ce type s’effectue et que les fervent membre du tahoera ne réagissent pas.
    Pourquoi pas avoir des ministres comme trump ou revenir à l’époque du débarquement de main d’oeuvre chinoise.

    Ils font un partenariat avec des chinois fortunées pour ensuite s’associé avec des racistes mais c’est le serpent qui se mord la queue. A cette âge on n’est pas suffisament souple.

    En plus, c’est flagrant que supprimer l’acharnement judiciaire est d’avoué ses crimes.

    Si une population veux aller plus loin ayant les burnes de voter pour des personnes honnêtes ou pour des jeunes qui n’attendent que de démontrer leurs connaissances et non taper dans les portes feuilles du peuple pour ensuite le traiter comme de la m….

  2. maraamu
    13 février 2017 à 9h38 — Répondre

    Pourquoi pas?
    Marine Le Pen est la seule candidate à la présidence de la république qui semble se préoccuper de l’outre-mer pour en faire une force pour la France.
    Je ne comprends pas cet aveuglement idéologique que certains essayent d’excuser en brandissant les mêmes peurs des « heures les plus sombres de notre histoire ».

  3. blazé
    13 février 2017 à 19h08 — Répondre

    oui pourquoi pas ? une femme présidente et si les accros de la gauche et la droite n’ont pas encore eu leur « dose » depuis 30 ans, des ripoux ! et puis cela ne pourra jamais être plus pire qu’hollande et sarko et c’est 5 ans, si ça marche pas et ben on change c’est tout

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