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Une thèse en trois minutes

© Valentine Bluet

Cinq doctorants de l’Université de Polynésie vont participer mercredi 6 mars à la première sélection locale du concours « Ma thèse en 180 secondes ». L’objectif est de rendre accessible au grand public l’objet de leur thèse et de se qualifier ainsi pour espérer représenter la France à la finale des pays francophones en septembre à Dakar au Sénégal.

180 secondes pour présenter le travail de trois années. Le format du concours « Ma thèse en 180 secondes » a été créée en 2008 à l’Université du Queensland en Australie. Depuis 2012, une version francophone du concours avec le CNRS est disponible et l’UPF y participe pour la première fois cette année. Cinq doctorants de l’UPF se sont portés volontaires pour se frotter à l’exercice mercredi 6 mars dans l’amphi A2 de l’UPF. Le concept est simple, devant un jury de professionnel de l’économie, des médias, de la recherche ou encore de la culture, et un public de non initiés, les doctorants devront vulgariser et scénariser leur thèse en trois minutes sans autre support que leur éloquence.

« On est vraiment sur un exercice du type one man show », explique le directeur de l’école doctorale du Pacifique (EDP), Alban Gabillon. Le jury et le public choisiront les deux meilleurs doctorants pour participer à la demi-finale nationale en avril à Paris. Une finale nationale est prévue en juin à Grenoble avant la finale internationale francophone en septembre à Dakar. Au-delà du prestige de représenter son université et la France au concours, les doctorants apprennent à communiquer et à rendre accessible le sujet de leurs recherches. Une partie indispensable selon le directeur de l’EDP qui explique que « le schéma du chercheur enfermé dans son labo est dépassé, il est important que le scientifique ait un message compréhensible auprès du grand public ». C’est aussi un moyen d’être plus visible.

Le concours impose que les doctorants soient formés à cet exercice complexe. Une dizaine de séances ont déjà eu lieu à l’UPF avec le responsable du pôle TICE, Christophe Batier, qui détaille le déroulé de la formation.

Parmi les thèses présentées, il sera question de « reconnaissance automatique de la qualité des Perles de Tahiti », des « Américains à Tahiti au XIX siècles », du bilinguisme à l’école maternelle ou encore de l’étude des cannes à sucre nobles. Cette dernière sera présentée par Marotea Vitrac. Le doctorant, déjà à l’aise à l’oral, a été séduit par l’originalité du concours. Et malgré des facilités pour présenter ses recherches, la formation lui a donné des clés supplémentaires pour le concours.

Pratique :

« Ma thèse en 180 secondes » le mercredi 6 mars dans l’ampli A2 du bâtiment A de l’UPF à 14 heures. Présentations gratuites et ouvertes au public.

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