ACTUS LOCALESCULTURE

‘Ura : quand Tinalei chante pour la préservation de la perruche de Rimatara

le tournage du clip a eu lieu a Rimatara fin juillet. « Ça a été intense, mais on a prié pour le beau temps et on l’a eu », se réjouit Tinalei. ©Vik’ura Tahiti

Des jeunes voix polynésiennes au service de la perruche endémique de Rimatara. C’est l’idée de la chanson ‘Ura, produite par Vik’ura Tahiti et déjà diffusée sur Radio1 et TiareFM. Son clip, en plein montage, sera diffusé en septembre. Objectif : interpeller, le plus largement possible, sur la préservation de cet oiseau menacé d’extinction. 

Et si on chantait pour la biodiversité ? C’est en tout cas l’idée de Vik’ura Tahiti, qui diffuse depuis mardi sur les ondes de Radio1 et Tiare FM, la chanson ‘Ura. C’est aussi le nom de cette petite perruche endémique de Rimatara, aussi appelée Lori de Kuhl, et qui est menacée d’extinction. Des associations comme Rima’ura luttent au quotidien pour sa protection, en combattant les rats noirs et autres pressions, comme l’urbanisation de ses habitats, qui menacent ce petit oiseau dont on compte moins de 700 individus sur l’île, la seule où le ‘ura est implantée de façon naturelle. Vik’ura Tahiti formée sous le statut « d’entreprise d’économie sociale et solidaire »,  s’est mis en tête de les aider. D’abord en leur donnant de la voix au-delà de Rimatara : c’est l’objet de la chanson composée par la jeune Tinalei Mahuta, qui en est aussi l’interprète avec Vikki Proia. Une chanson en français, avec quelques mots de reo, pour parler de ce vini arc-en-ciel, de son île, la plus petite des Australes, et des dangers qui pèse sur sa survie. Pour Tinalei, qui s’est déjà fait une place de choix dans le paysage de la chanson du fenua, et qui a tout de suite adhéré au projet quand il lui a été présenté, l’inspiration n’a pas été difficile à trouver.

Aux côtés des jeunes chanteuses, beaucoup de soutiens et de bénévoles, dont Matahari Bousquet, ambassadrice du ‘ura. Ou encore Leia Diard, danseuse de ‘ori Tahiti et égérie « Vik » pour l’Europe depuis plusieurs années. Car toute l’équipe s’est retrouvée fin juillet à Rimatara pour le tournage du clip de la chanson, qui sera dévoilé début septembre et qui devrait être diffusé « à grande échelle », notamment dans les avions ou sur des plateformes métropolitaines. L’objectif, c’est bien sûr de faire connaitre beaucoup plus largement le ‘ura et les efforts de sauvegarde dont il fait l’objet. L’entreprise Vik’ura Tahiti commercialise, en partenariat avec Rima’ura, des peluches, des vêtements et autres objets dérivés aux couleurs de la perruche endémique de Rimatara. Elle reverse les bénéfices aux associations de protection. Son fondateur David Proia a aussi participé, avec Radio1 et Tiare FM, à la levée de fonds pour doter Rimatara d’un nouveau chien de biosécurité après la disparition de « Whisky » décédé en juillet 2020. 4,3 millions de francs ont été récoltés et Koha a depuis pris ses quartiers aux Australes. Et ça n’est pas la fin des projets pour Vik’ura. Une bande-dessinée est déjà au programme de l’année prochaine :

En attendant une série ou même un long métrage d’animation, autres projets de David Proia qui veut « viser loin »,  la chanson ‘Ura est à l’écoute sur Radio1 et Tiare FM, et le clip sera diffusé en septembre.

 

Article précedent

LA PASSION DU VIN 03/08/22

Article suivant

Vini "généreux" en 4G pour la rentrée

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

‘Ura : quand Tinalei chante pour la préservation de la perruche de Rimatara