EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Va’a Trauma – Edito 05/11/2015

Lorsque la Direction de Radio 1 m’a annoncé que j’allais devoir lancer des directs spéciaux « Hawaiki Nui Va’a »toutes les 30mn entre 8h et midi au sein de la tranche horaire que j’anime et ce pendant trois jours j’ai fait le gars hyper heureux de participer à ma façon à cette grande fête du sport polynésienne. Mais au fond de moi j’étais mi figue mi raison, je n’y connais tellement rien, et encore moins que rien ! Et il l’on m’a pourtant dit qu’il me fallait meubler l’antenne au cas où, en annonçant s’il le fallait le classement en cours, les difficultés que certains rencontraient, etc. Quelle panique et en même temps, la honte !

Bien sûr que j’ai déjà entendu parler de EDT, de SHELL, de Paddling and co, mais de loin et à la limite, je vais être franc, qu’en ce qui concerne le matage des photos de rameurs lorsqu’un magazine Va’a News traîne à la rédaction de Radio 1 par exemple. Mais comment vous dire ? Sans vraiment m’intéresser aux performances. 

Mais je ressens le besoin de vous expliquer pourquoi je n’ai jamais trop accroché avec le Va’a. Lorsque j’avais 15/16 ans, nous avons eu avec ma classe tout un trimestre d’initiation à ce sport. A cette époque, physiquement j’étais déjà je l’avoue la feignasse de service, plus facilement inspiré par la lecture, ou à la limite à jouer au docteur, qu’à me bouger la couenne sur un terrain de foot ou une pirogue. Et ça mon prof d’éducation sportive l’avait bien remarqué et c’est pour ça qu’au milieu de 5 autres camarades, alors que nous ramions, je semblais agacer TOUT le monde puisque je m’entendais « e oa era fati 4 yeux la Cadence ! ». Et je me suis retrouvé Peperu, le barreur, j’avais moins de coups de rame à donner, je devais me concentrer sur le cap. Mais vous savez comment sont taillés les Va’a ? A l’arrière, l’assise est plus étroite, et moi encore plus à l’époque que maintenant taillé comme une bouteille d’Orangina, on aurait dit Fortuné Sarfati avec le derrière pris comme dans un étau. Je devais souffrir en silence. Sauf que lorsque évidemment a un moment donné nous avons chaviré, quand tout le monde déjà la tête hors de l’eau moi j’étais toujours dans la pirogue, la tête pointant vers le fond du lagon emprisonné par mon arrière train engoncé dans la coque ! J’ai donc failli me noyer, d’où le traumatisme qui en a résulté.

Par chance au lancement du premier direct hier matin, j’ai compris que le temps avait fait son office et que mon cerveau ne tanguais plus à propos de ces images mentales qui auraient pu causer un véritable échouage matinal sévère. Résultat des comptes j’ai pu enchaîner les séquences, comprendre la nature des performances, je me sentais nettement moins ramer sur le sujet. Et à la faveur d’un régime et d’un peu de sport depuis quelques temps, je serais presque tenté, accompagné par quelques professionnels du secteur de voir si mon fondement coince toujours autant.

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1 Commentaire

  1. Papillote
    6 novembre 2015 à 11h05 — Répondre

    Ah là là !

    Ca n’a pas toujours été facile pour toi Alex de ce côté !

    Mais tu m’as toujours fait rire de loin quand j’étais dans la classe d’à côté au Lycée et que je te voyais trouver des petites farces marrantes pour tes camarades. Quand les autres étaient blasés, j’étais pliée de rire.

    Mais là j’avoue qu’en imaginant la situation, cela m’a fait rire, sans me moquer, trop mignon ! Aï Aï Aï !

    Ca n’empêche que tu étais mimi quand même !

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Va’a Trauma – Edito 05/11/2015