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Var: un gendarme du GIGN tué par un forcené lors d'une intervention

Gassin (France) (AFP) – Un gendarme du GIGN a été tué samedi à Gassin (Var) lors d’une intervention menée pour maîtriser un forcené de 80 ans, qui avait blessé sa compagne lors d’un différend familial, venant alourdir le bilan des policiers ou gendarmes tués par balles en intervention.

Le gendarme tué a Gassin, né en avril 1978, était marié et père de  deux enfants, a précisé la gendarmerie nationale. Il était chef de groupe à l’antenne du GIGN d’0range.

 Le forcené s’était retranché samedi matin à son domicile, après avoir tiré sur sa compagne avec une arme de chasse. Il habite une villa située dans un quartier résidentiel de Gassin, dans le golfe de Saint-Tropez. 

Légèrement blessée, la femme est parvenue à s’enfuir puis elle a donné l’alerte à la gendarmerie. Des gendarmes de l’antenne du GIGN d’Orange, comprenant notamment deux négociateurs, ont été dépêchés sur place vers 09H00. Mais au moment où la colonne d’intervention s’approchait de la maison, vers 11H00, l’homme, caché derrière son garage, a surgi et tiré une cartouche sur les gendarmes, touchant mortellement au cou et au visage celui qui était en tête.

Le forcené a alors essayé de mettre le feu à sa maison avant de s’enfuir dans les environs puis de se tirer une cartouche dans la bouche.Grièvement blessé, la mâchoire arrachée, il a eu un arrêt cardiaque mais a pu être réanimé, avant d’être évacué par hélicoptère vers un centre hospitalier de Nice.

On ignorait samedi après-midi l’origine du différend familial.

Le président François Hollande a adressé ses « plus sincères condoléances » à la famille du gendarme et à ses proches « dans ces circonstances douloureuses » et les a assurés de « la solidarité de la nation », dans un communiqué.

– « Respect et gratitude » –

« Profondément attristé par le décès d’un gendarme à Gassin. Entier soutien envers tous ceux qui interviennent dans des conditions périlleuses », a réagi dans un tweet le Premier ministre Manuel Valls.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a fait part, dans un communiqué, de son émotion et annoncé qu’il  présiderait « tout prochainement » une cérémonie d’hommage au gendarme.

« Chaque jour, des policiers et des gendarmes exposent leur vie pour protéger celle des autres, et à ce titre, ils méritent le respect et la profonde gratitude de nos concitoyens », a écrit le ministre.

Le directeur général de la gendarmerie nationale général, Denis Favier, était attendu sur le lieu du drame samedi, de même que le général David Galtier, commandant de la région gendarmerie Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Au moins 20 membres du GIGN sont morts durant des interventions depuis dix ans, dont au moins onze policiers ou gendarmes tués par balles.

Dans la région Paca, un policier de 37 ans, de la BAC d’Aix-en-Provence,(Bouches-du-Rhône) avait été blessé d’une balle de kalachnikov dans la tête et de deux à l’épaule lors d’une course-poursuite avec un gang de cambrioleurs à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) le 28 novembre 2011. Le président Nicolas Sarkozy, venu à son chevet à l’hôpital Nord de Marseille, avait annoncé son décès le 8 décembre.

Près de sept mois plus tard, le 17 juin 2012, deux femmes gendarmes de 29 et 35 ans qui intervenaient pour régler un différend au coeur du village de Collobrières (Var), avaient été  abattues.

Des gendarmes du GIGN lors d'un exercice à Etampes près de Paris, en janvier 2011. © AFP

© AFP/Archives FRED DUFOUR
Des gendarmes du GIGN lors d’un exercice à Etampes près de Paris, en janvier 2011

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