EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Vaudrions-nous moins que nos animaux ?… – Edito 16/11/2020

J’en viens à comprendre ceux qui finissent par se dévouer corps et âmes aux animaux, et seulement à eux. Cette crise de la Covid et les passions déchainées autour de l’élection présidentielle américaine n’ont, entre autres, absolument pas contribué à faire s’élever l’Humain avec un grand H. Se priver d’un lien social avec ses congénères pour gagner en sérénité est quelque chose qui risque de finir par être très couru, car le contexte devient usant, il abîme même.

Nous sommes l’espèce dominante sur cette planète, mais le méritons nous vraiment ? La question est légitime notamment lorsque l’on prend la peine de s’intéresser au reste du règne animal. Alors si en plus on possède des animaux domestiques que l’on prend soin de choyer en ne les considérant pas comme des éléments de décoration ou des pseudos attributs de virilité en fonction de la férocité de la race adoptée, on en vient à se dire qu’il serait bon de prendre exemple sur eux et de descendre de notre piédestal.

Que l’on se comprenne bien, je n’estime pas qu’avoir le réflexe de se renifler mutuellement le derrière dès qu’on se croise soit une manière d’apporter de la douceur dans ce monde de fou, mais passés les clichés grotesques, en grattant un peu il y a là une quête de sens potentielle.

En côtoyant ne serait-ce que des chiens et des chats – oui des chats aussi promis – il est alors permis de remettre en perspective nos besoins basiques par rapport à ceux que l’on se crée. On gagnerait tellement en tranquillité en apprenant en tant qu’espèce à nous contenter de peu : recevoir de l’affection, en donner, nous nourrir et explorer. A part nous, aucune autre espèce animale sur ce gros rocher flottant dans l’espace, n’est susceptible de comploter et d’intriguer pour le simple plaisir de le faire, jusqu’à mettre un de ses congénères en péril vital.

Au nom de notre dite Intelligence, de notre raison, des croyances et des convictions qui en découlent, de combien d’expéditions punitives, d’annexions sanglantes de territoires, de meurtres, de guerres et autres génocides s’est-on rendu coupable depuis l’avènement de l’homo sapiens ? A côté de ça bien entendu que nous avons aussi réalisé de très belles choses, mais est-ce pour autant suffisant pour compenser réellement la somme des méfaits commis pour qu’elles puissent exister ? Quand l’on voit où en est encore en 2020, qui ose encore s’étonner qu’une civilisation suffisamment évoluée pour maîtriser l’espace-temps et les voyages intergalactiques ne nous ait pas encore contacté ? Mais en vrai parce que nous sommes méprisables. Cela aurait plus de sens qu’ils se posent dans une réserve et qu’ils se présentent aux éléphants.

Pour l’anecdote on apprenait ce week-end qu’une application permettant de traduire les miaulements des chats venait de sortir dans une préversion pleine de promesses pour les années à venir. Il n’est donc pas dit qu’un jour le bon sens d’un simple minou ne nous atteigne telle une grâce. Miaou.

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