
Le conseil des ministres a accordé ce mercredi une subvention de 160 millions de francs à l’IJSPF pour financer les études techniques des futurs bassins de natation nécessaires à l’organisation des prochains Jeux du Pacifique. Un bassin olympique de 50 mètres et un bassin d’échauffement de 25m seront donc installés, comme annoncés, sur le site de l’ancien CHT de Mamao. Des infrastructures mobiles qui doivent à terme prendre place définitivement sur des sites qui restent à définir. L’enveloppe total du projet atteint déjà les deux milliards de francs.
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L’épreuve de natation des Jeux aura bien lieu à Mamao. Après avoir balayé en 2023 le projet de centre aquatique d’Aorai, porté sous l’ancienne mandature et jugé mal situé et trop dispendieux (4 milliards de francs annoncés en 2019, « 8 à 10 milliards » estimés en 2023, d’après Nahema Temarii), le ministère des Sports s’était lancé dans un long processus d’études pour tenter de trouver le site idéal pour accueillir les nageurs de Tahiti 2027. La rénovation et la mise aux normes de la piscine municipale de Tipaerui, construite pour les Jeux de 1971 et réutilisée pour ceux de 1995, paraissaient trop lourdes. Le gouvernement avait bien envisagé, un temps, d’installer un bassin sur le terrain attenant, près de l’embouchure de la rivière, mais les études de sol l’ont découragé. C’est finalement, comme nous l’annoncions déjà en août dernier, le site de l’ancien centre hospitalier territorial de Mamao.
Une parcelle qui jouxte l’actuel parc expo, et accueille pour l’instant des équipements sportifs délabrés, doit donc accueillir ces installations « mobiles », mais lourds. Sont prévus sur le site un bassin olympique de 50 m pour les compétitions, un bassin de 25 m pour l’échauffement et la récupération des athlètes, sans oublier les vestiaires, salles techniques et gradins. Pour préparer cette installation, le conseil des ministres a accordé ce mercredi une subvention de 160 millions en faveur de l’IJSPF pour financer de nouvelles études. Il s’agit de « définir les contraintes techniques et réglementaires de ce projet » qui doit absolument répondre aux normes internationales pour être validé par le Pacific Council Games.
Déjà quatre propositions pour la phase héritage
Pour mener à bien ce plan, un bureau d’études « qui a l’habitude de ces projets » a été engagé, selon le directeur de l’IJSPF, James Cowan. « Les consultations n’ont pas encore été lancées, donc je ne peux pas m’avancer sur le sujet, mais nous devons rester dans l’enveloppe qui est de deux milliards« , dit il. Un chiffre qui a déjà été pointé du doigt par le Tapura, en pleine passe d’armes avec Nahema Temarii sur l’organisation de ces Jeux. Mais pour le gouvernement actuel, il s’agit d’un « investissement sur le long terme » : les deux bassins en inox, une fois utilisés pour la compétition devraient être installés « définitivement sur des sites dédiés » dans le cadre de la phase héritage.
D’après l’IJSPF, les réflexions sur le sujet ont démarré: le directeur évoque des discussions avec la Fédération de natation, qui a soumis quatre propositions, tout en précisant qu’il existe d’autres candidats dont il n’a pas souhaité faire mention. En 2024, le ministère des Sports expliquait que ces bassins avaient toutes les chances de quitter la zone urbaine de Papeete, qui compte déjà plusieurs piscines publiques, entre Tipaerui (50 mètres), Pater (25), et Taina (25) sans compter les bassins de La Mennais et de Anne-Marie Javouhey. L’attention était alors particulièrement portée sur les communes de la côte ouest de Tahiti, de plus en plus peuplées.
Le site retenu à Mamao.
