
Les responsables de RTCT, délégataire de service public du Pays et exploitant du réseau de bus Tere Tahiti, ont fait le point, ce mercredi, sur le déploiement des nouveautés annoncées par le gouvernement ces dernières semaines dans le transport en commun tahitien. Géolocalisation des bus, nouveau site et nouvelle application, nouvelles cartes et nouveaux services, paiement dématérialisés et surtout nouveaux tarifs… La « petite révolution » annoncée pour le 26 mai est prête à être lancée et devrait commencer à « fluidifier » le réseau de bus. Aux usagers, désormais de faire les téléchargements ou changements de carte nécessaires.
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Des itinéraires calculable en fonction de la position de l’usager, ou depuis des lieux populaires, des temps d’attente calculés en temps réel grâce à la localisation de toute la flotte de bus, et un système d’achat et de validation des tickets directement sur smartphone… La nouvelle application « Tere Tahiti mobilité » est désormais disponible et elle devrait engendrer une petite révolution pour le réseau exploitée par le RTCT. L’ancienne « app », lancée en 2020 déjà avec l’aide du Pays, souffrait de problème de conception – il fallait connaitre le nom des arrêts pour s’orienter – et était rapidement devenue erratique avec la défaillance du prestataire qui avait été choisi pour assurer les services de géolocalisation de la flotte.
Embarquement plus rapide, trajets « fluidifiés »
Ce n’est pas là les seuls grands changements qui attentent les bus tahitiens. Comme l’a déjà annoncé le ministre des Grands Travaux et des transports Jordy Chan, c’est toute la grille tarifaire qui sera remise à plat dès ce 26 mai. 150 francs le ticket quel que soit le trajet, 110 francs, même, en cas d’achats de carnets de 10 tickets, qui peuvent être numérisés. La société fondée par Willy Chung Sao et aujourd’hui dirigée par son fils Geoffrey Chung Sao dit être quasiment prête à ce basculement. Les équipements de géolocalisation sont en train d’être installés sur les derniers bus de la flotte, et des nouvelles bornes de validations sont déjà visibles dans tous les véhicules. Des bornes plus rapides qui vont permettre d’accélérer les temps d’embarquement, et donc de fluidifier les trajets, explique Xavier Chung Sao, directeur de production au RTCT.
Ces changements impliquent aussi quelques adaptations pour les usagers, environ 10 000 à prendre les transports en commun chaque jours à Tahiti, en plus des 16 000 scolaires et 1000 étudiants. Tous sont invités à télécharger la nouvelle application sur les plateformes App Store (pour les iPhone) ou Google Play (pour les Android). Certains devront aussi passer en agence, à partir d’aujourd’hui : les titulaires de cartes Matahiapo et de cartes prépayés doivent changer de titre de transport au 26 mai. À cette date, seules les nouveaux titres, matériels ou sur téléphones, seront acceptés.
Les nouvelles infrastructures « vont beaucoup aider »
D’autres changements sont à prévoir pour le délégataire de service public aidé, sur tous ces projets, par les services du pays financièrement et techniquement. Un nouveau site internet, plus ergonomique, va être mis en ligne, certains arrêts, une dizaine dans le grand Papeete, commencent à afficher sur des écrans dédiés les temps d’attente, des bus doivent être repositionnés depuis des lignes peu usitées vers les parcours les plus bondés… Et 80 nouveaux véhicules ont bien été commandés, comme l’avait annoncé le ministre, pour renforcer ces mêmes lignes « stratégiques » dans le courant de l’année prochaine. L’année suivante, c’est le nouveau pôle d’échange multimodal qui doit être mis en service à Mamao, avant une gare des bus à Tipaerui. Deux infrastructures, couplées à la multiplication des voies réservées aux transports en commun dans l’agglomération, qui devraient permettre de réorganiser en profondeur et d’améliorer l’efficacité du réseau. « Ça va apporter du mieux, c’est sûr, commente le directeur de production. Aujourd’hui, les points de correspondances sont surtout au marché et à la mairie de Papeete, et on a énormément de bus qui arrivent à cet endroit, c’est engorgé. Et pour faire les correspondances, c’est un peu compliqué. Plus on aura d’infrastructures, plus ça va nous aider ».
