
La Marine nationale poursuit le renouvellement de ses moyens de surveillance au fenua avec un deuxième Falcon 50M « Triton », baptisé « Taumataroa ». Plus moderne et doté d’une autonomie de vol nettement supérieure à celle du Falcon 200 Gardian qu’il remplace, ce « requin marteau » va renforcer la surveillance de la vaste zone économique exclusive, participer aux opérations de sauvetage en mer ainsi qu’à la lutte contre la pêche illégale et les pollutions maritimes.
Après l’intégration du premier Falcon 50M « Manu Aitu » (l’oiseau céleste) en juin 2025, la Marine nationale se dote d’un nouvel avion de surveillance maritime. Baptisé « Taumataroa » (le requin-marteau), ce second Falcon 50M « Triton » vient remplacer son prédécesseur, le Falcon 200 Gardian, en service depuis 1984. « Ce saut générationnel dote la Flottille 25F d’un outil aux capacités opérationnelles largement démultipliées et adapté à la protection de la zone maritime de Polynésie française », écrit la Marine dans un communiqué. Le baptême s’est déroulé au Groupement aéronautique militaire (GAM) de Faa’a, en partenariat avec l’association Mokarran Protection Society (MPS) qui œuvre pour l’étude et la sauvegarde du grand requin marteau.
Ces appareils disposent d’une autonomie accrue et d’une connectivité renforcée permettant de patrouiller plus longtemps et « de transmettre des données tactiques en temps réel au-dessus d’une vaste zone maritime ». Plus performant et plus moderne, le Falcon offre une autonomie nettement supérieure. Alors que le Gardian pouvait parcourir jusqu’à 1 800 milles nautiques (environ 3 300 km), le Falcon atteint 2 500 milles nautiques (près de 4 600 km). Cette capacité lui permet désormais d’effectuer des vols directs vers Hawaï ou Nouméa, sans escale. Ils sont également munis d’un « système électro-optique Safran Euroflir 410 » : une technologie offrant une « capacité d’observation et d’identification accrue, de jour comme de nuit ».
Bien que le sauvetage en mer demeure une mission essentielle de la Flottille 25F, le « Taumataroa » assure chaque semaine la surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française et de ses aires marines protégées. Il participe également à la lutte contre les pollutions maritimes et la pêche illégale afin de préserver les ressources de ce vaste espace maritime.
