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Inauguration du premier des trois Falcon 50 de la flottille 25F

 

Le Falcon 50, nouvel avion de la Marine nationale, a été inauguré hier à Faa’a. Le voilà prêt à l’action. Il remplace le Gardian 200 dans la surveillance de la ZEE. Plus performant, il peut voler plus loin, plus longtemps, et est doté d’une caméra optronique capable de détecter des « mobiles » à très grande distance. Il ouvre ainsi un champ d’action « beaucoup plus large » pour les missions de surveillance, de sauvetage et de soutien logistique. Actuellement en phase de « biseau », la flotte continue d’utiliser le Gardian. Deux autres Falcon 50 viendront compléter le renouvellement de la flotte d’ici à juin 2026.

Le Falcon 50 Marine Triton, nouvel avion de la Marine nationale, est sur le territoire depuis avril, mais il a été inauguré jeudi en fin de journée. À cette occasion, les 40 ans du Gardian 200 ont également été célébrés. Pour rappel, le Falcon 50 de la flottille 25F remplace le Falcon 200 Gardian dans sa mission de surveillance de la ZEE. À ce jour, la flotte aéronautique de la Marine nationale en Polynésie compte encore deux Gardian — l’un en réserve, l’autre en alerte — ainsi que le nouveau Falcon 50.

« Ce Falcon nous ouvre de nouvelles capacités » / un champ d’action beaucoup plus large.

Plus performant, plus moderne, il peut aller plus loin et rester plus longtemps en vol. « On passe de 1 800 nautiques (3 300 km) avec un Gardian à 2 500 nautiques (4 600 km) avec le Falcon, ce qui nous permet désormais de rejoindre Hawaii ou Nouméa en direct », indique le capitaine de corvette Florian Le Hir, qui prendra d’ailleurs le commandement de la flottille 25F en juillet. L’autonomie du Falcon est aussi bien meilleure : environ 6h30 de vol, contre deux heures de moins auparavant : « c’est une grosse différence lors d’une mission de sauvetage », souligne-t-il.

Équipé d’une antenne satellite, les communications — discussions ou photos — peuvent désormais se faire en direct via Internet. Bien sûr, les capacités de largage de canaux de sauvetage ou de livraison de bulletins lors des élections sont également conservées.

La boule optronique : « Un game changer pour nous en Polynésie » 

«C’est un vrai bond technologique. Grâce à l’Euroflir 410, on peut rester en altitude moyenne tout en allant plus vite, sans avoir besoin de descendre puis de remonter, ce qui réduit considérablement la consommation de carburant », explique le capitaine Le Hir.

La nouvelle caméra voit plus loin, et de nuit : détection à 6 nautiques contre 1 ou 1,5 auparavant, avec un zoom allant de 10 à 30 nautiques. Pour situer, il y a environ 15 nautiques entre Tahiti et Moorea. Un outil essentiel pour les missions de surveillance ou de sauvetage, souligne-t-il.

« La vision Euroflir 410 permet à la fois d’avoir ce qu’on appelle une voie jour — donc en fait, c’est un super appareil photo — et une voie nuit. C’est du thermique, de l’infrarouge. En plus, on arrive à mixer ces deux modes, ce qui nous permet de vraiment voir les choses de très loin. C’est-à-dire qu’il y a une capacité à voir, une capacité à zoomer. Donc ça nous permet, dans un cadre de sauvetage, de rechercher une coque retournée ou des personnes à la mer. Mais aussi, dans un cadre de lutte contre le narcotrafic, de détecter un bateau en étant tout à fait discret et de manière très éloignée. »

Néanmoins, comme le Gardian, l’appareil reste limité par la nécessaire longueur de piste, environ 1 300 mètres. Contrairement aux avions civils, « on a une vitesse d’approche plus élevée », un problème de taille ou de propriétés de la piste, qui est aussi contraignant au décollage, explique Florian Le Hir. La problématique des évacuations sanitaires dans les îles les plus éloignées demeure donc la même, notamment dans les archipels des Tuamotu ou des Marquises. Il rappelle que cette compétence relève en priorité du domaine d’Air Archipels, mais que le Falcon 50 est tout de même « capable d’atterrir dans plus de 50 îles de la Polynésie ».

«  Je ne peut pas promettre que demain, celui qui décolle, c’est le Falcon 50 »

« La flottille 25F vit une période de biseau (une phase de transition pendant laquelle les équipages sont encore en formation, ndr). Actuellement, le Falcon 50, je n’en ai qu’un. Aujourd’hui, je ne peux pas promettre que demain, celui qui décolle, c’est le Falcon 50. Il y a aussi une question de qualification de l’équipage : ce n’est pas comme passer d’une 207 à une 208. Par contre, à partir de janvier 2026, on aura deux Falcon 50 et, progressivement, dès juin 2026, on passera à une flotte « full Falcon 50 ». Oui, sous un an, ce ne sera plus que des Falcon 50 » précise Florian Le Hir.

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