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Et revoilà le toilettage du statut d’autonomie

La sénatrice Lana Tetuanui © DR

Neuf mois après avoir dénoncé la « promesse non tenue » du Président de la République, François Hollande, sur le toilettage du statut de la Polynésie française, la sénatrice Tapura, Lana Tetuanui, a annoncé mercredi dans un communiqué que la très attendue réforme de la loi organique serait examinée lors de la « prochaine rentrée parlementaire ».

Le toilettage du statut d’autonomie de la Polynésie française est à l’étude depuis la mission parlementaire de Jean-Jacques Urvoas en 2015, lorsque l’ex-Garde des Sceaux était encore président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale. Depuis, la réforme statutaire a été longuement discutée entre Paris et Papeete. Mais sans jamais pouvoir passer au Parlement. En novembre 2016, la sénatrice Lana Tetuanui avait dénoncé une « promesse non tenue » du Président de la République, François Hollande, lorsqu’elle avait appris que le projet de loi organique ne passerait pas sous la mandature de l’ancien chef de l’Etat.

Depuis ces neuf dernier mois d’alternance politique nationale, le toilettage du statut de la Polynésie française a été par la force des choses laissé de côté. Il figurait néanmoins dans le programme de campagne des candidats Tapura aux législatives. Or mercredi, après une rencontre avec le directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer, la sénatrice Lana Tetuanui a annoncé que le toilettage du statut serait examiné lors de la « prochaine rentrée parlementaire ». Soit après les sénatoriales de 2017, vers le mois d’octobre.

Si l’on ne connaît pas exactement le contenu précis de ce toilettage, le président Edouard Fritch a déjà annoncé qu’il comportait des réformes « techniques » et pas d’évolution statutaire majeure. Aucune compétence nouvelle, et aucune évolution vers un statut de pays associée voulu par le Tahoeraa. Parmi les mesures connues, la réforme statutaire devrait faire disparaître le caractère suspensif des recours contre les lois du Pays pour plus d’efficacité. Elle devrait également permettre d’augmenter la capacité d’embauche des ministères pour le recrutement de leurs collaborateurs.