
La circulation a été rétablie et les trois ouvriers blessés sont sortis de l’hôpital, affirme Gaz de Tahiti, après l’effondrement d’un talus en installation sur le chantier de la nouvelle sphère de stockage de Motu Uta, ce jeudi aux environs de 10 heures. Un périmètre de sécurité avait été établi vers midi, et toute la zone a été bloquée jusqu’à 15 heures. Une enquête est en cours pour comprendre ce qui s’est passé, mais « ce n’est pas la technique d’installation qui est en cause », assure la secrétaire générale de la compagnie.
Vers 10 heures ce matin, « il y a probablement eu un déchirement et puis la terre s’est effondrée » sur la nouvelle sphère de stockage de gaz dont « le chantier était quasiment terminé », à Motu Uta. D’après Judith Siu, secrétaire générale de Gaz de Tahiti, sur les ouvriers blessés, un se trouvait « sur le nouveau talus qui était en train d’être monté », accroché à plus de 20 mètres du sol, et aurait glissé en même temps que ce dernier s’est effondré. Sécurisé par un harnais et une ligne de vie, il ne se serait que légèrement fait mal. Les deux autres étaient, quant à eux, au sol.
« Il y avait trois personnes, en fait, qui étaient sur le chantier d’entreprise extérieure, explique la secrétaire générale. Un qui s’est blessé plus sérieusement, il était sur un engin, il a voulu, je pense, descendre de son engin et il est tombé. Et puis deux autres qui n’ont été blessés que très légèrement. Ils sont sortis de l’hôpital très rapidement et le troisième, qui a suivi des examens, est sorti avec un traumatisme. Il a un arrêt de travail mais son employeur me dit qu’il va bien. »
La circulation a été rétablie à 15 heures
Une trentaine de salariés d’autres entreprises situées à proximité ont été confinés sur leur lieu de travail, tout comme les automobilistes arrêtés dans la zone, confinés dans leur véhicule entre midi et 15 heures. « On a mis le site en sécurité pour être certain qu’il n’y ait pas de problème au niveau des conduites de gaz », expliquait Cécile Macarez à la mi-journée. « Au bas de la sphère, il y a effectivement des canalisations de gaz qui sont hors du périmètre du chantier, explique Judith Siu. Pour autant, il y a une partie du sable qui a recouvert quelques canalisations. Par sécurité, nous avons dû vidanger ces canalisations avant d’entamer le déblaiement. » Après près de trois heures (le temps de la purge), aucune fuite de gaz n’a été décelée et les « installations sont à priori intactes ». La circulation a été rétablie, le périmètre de sécurité a été levé et l’accès est libre aux usagers, sur une seule voie dans un premier temps.
« Ce n’est pas la technique qui est en cause »
Ces agrégats qui constituent le talus de protection de la cuve sont destinés à être végétalisés pour faire en sorte que « la sphère ne chauffe pas » et limiter les « effets thermiques », comme « des incendies », explique la secrétaire générale. Pour l’instant, une enquête est ouverte pour déterminer les raisons de cet accident.
« Une sphère sous talus, on en a une déjà, celle-là c’est la deuxième, rappelle la secrétaire générale. Il y a eu d’autres sphères qui ont été faites ailleurs. C’est un système standard qui existe dans le monde, et c’est la première fois que ça arrive, en tout cas ici. Ce n’est pas la technique qui est en cause. On ne sait pas qu’est-ce qui s’est passé. Je ne peux pas vous dire à ce stade. Il y a des experts qui sont là pour analyser les causes. C’est tout ce que je peux vous dire aujourd’hui. »