
L’audience avait eu lieu à huis clos, lundi dernier, au tribunal correctionnel. Le chef de la police municipale de Teva i Uta y a été condamné à 18 mois de prison dont 6 mois de sursis probatoire pour violences sur mineurs par ascendant et pour violence habituelle sur conjoint. Une décision insuffisante pour le parquet qui avait requis une interdiction d’exercer dans la fonction publique et une interdiction de port d’arme et qui s’oppose à l’exclusion de cette condamnation du casier judiciaire de l’intéressé. La procureure a donc fait appel de la décision. Une demande de retrait de l’agrément de policier municipal a aussi été formulée auprès du Haut-commissariat.
Direction la cour d’appel pour le chef des muto’i de Teva i Uta. Le 18 août, le policier municipal était convoqué par le tribunal correctionnel pour divers faits de violences intrafamiliales. Relaxé sur la question des violences sur personne vulnérable, il a été reconnu coupable, au terme d’une audience à huis clos, de violences habituelles sur conjoint et violences sur mineurs par un ascendant. Sa condamnation : 18 mois d’emprisonnement dont 6 mois avec sursis probatoire. Les juges ont accepté le principe d’un aménagement des 12 mois ferme, qui seront donc purgés hors de prison, et diverses obligations : soins, stage sur les violences conjugales ou la responsabilité parentale… Insuffisant pour le parquet qui avait requis, entre autres, une interdiction d’exercer une fonction publique, une interdiction de port d’arme, et qui s’oppose à l’exclusion de la condamnation du casier judiciaire, obtenue par le prévenu qui peut donc, en théorie, poursuivre son activité de chef des muto’i. Ce sera donc à la cour d’appel de réétudier le dossier. En attendant, le parquet a saisi le Haut-commissarait, seul habilité à retirer l’agrément de policier municipal de l’intéressé. Le maire de Teva i Uta Tearii Alpha n’a pas souhaité commenter la situation de son agent municipal.
