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Les DSP d’Air Tahiti prolongées d’un an

Comme annoncé à l’assemblée la semaine passée, le président du Pays Moetai Brotherson et le directeur général d’Air Tahiti Édouard Wong Fat ont signé ce lundi soir les avenants prolongeant d’un an les contrats de délégation de service public pour la desserte des 32 îles non rentables, et les vols intra-archipels aux Marquises. Deux contrats qui arrivaient à échéance ce 30 juin.

« La prolongation des deux délégations permet de garantir la continuité de la desserte aérienne entre les îles et de préserver les activités économiques qui en dépendent, au premier rang desquelles le tourisme, indique la présidence dans un communiqué. Elle doit permettre de conduire à leur terme les procédures de mise en concurrence des futurs délégataires. Ces procédures s’appuieront sur les conclusions du schéma directeur du transport aérien interinsulaire (SDTAI) en cours d’élaboration ». L’exécutif précise aussi que les billets déjà commercialisés pour juillet et août 2026 restent valables. La signature permet aussi d’ouvrir à la vente les vols vers les îles sous DSP à partir du mois de septembre, ce qu’attendaient beaucoup d’îliens.

Cette prolongation intervient le jour même de la publication au journal officiel de l’agrément de défiscalisation de l’ATR 72-600 All-Business commandé par Air Tahiti. Un investissement à 2,8 milliards de francs qui sera couvert à 30% par la défiscalisation locale. Il s’agissait d’une des conditions posées de longue date par Air Tahiti , pour accepter une prolongation d’un an de la DSP, en plus d’une révision de certains équilibres du contrat. L’opérateur historique dénonce depuis de longs mois l’iniquité du soutien du Pays vis-à-vis d’Air Moana, qui a reçu, en plus des soutiens financiers du Pays, un agrément de défiscalisation pour trois ATR en 2015.

Un autre avenant à la DSP « 32 îles » a aussi revu les prix maximum que pouvait pratiquer Air Tahiti, la Direction de l’aviation civile ayant reconnu que les mécanismes de surcharge carburant prévus au contrat n’avaient pas été suffisant, ces derniers mois, pour absorber la flambée des prix du carburant aérien.