
Pepena vient d’obtenir la confirmation de dates à Toulon, Gap et Saintes pour la fin du mois de juillet. Mais cette tournée métropolitaine, la première depuis le Covid, bute sur un problème de taille : le financement. Le groupe cherche donc en urgence des « mécènes », entreprises ou particuliers, pour aider à financer les 2,8 millions de francs de billets d’avion, de transport des instruments ou d’hébergement. Sans soutien, ils ne partiront pas : « La tournée est clairement compromise », explique Raimana Bareille.
Le groupe local se prépare à partir en France pour une tournée qui passera à Toulon, Gap et Saintes. Des concerts, showcases ou rencontres avec le public confirmés par plus tard que la semaine dernière. Objectif : faire « rayonner la musique tahitienne » en France pendant cette période estivale, « tisser des liens » avec les Polynésiens sur place et continuer à promouvoir leur album Esprit Pacifique. Mais cette ambition est suspendue à la recherche de financements. Un tel déplacement a été estimé par le groupe et sa manager à 2,8 millions de francs, ce qui comprend les billets d’avion, le transport des instruments et aussi de quoi s’héberger sur place. Sans cet argent, impossible de partir.
« Le Pays a été à l’écoute. Ils nous entendent, ils nous donnent des pistes pour pouvoir avoir des subventions. Mais notre problème ce sont les délais. C’est réellement compromis parce que si on ne peut pas avoir ces financements pour payer ce déplacement, on ne peut pas les avancer nous-mêmes. C’est un budget trop conséquent et ça mettrait en danger la stabilité du groupe. Il y a une certaine contradiction sur le fait qu’on ne puisse pas y aller pour s’exprimer et en même temps qu’on nous demande clairement de pouvoir être ouvert sur l’extérieur aussi. »
Ce n’est pas la première fois que des projets ne peuvent pas exister par manque de fonds. Pepena, composé de quatre personnes qui vivent de la musique, a déjà rencontré ce genre de problèmes. Depuis sa création il y a 15 ans, et malgré le succès retentissant du groupe, l’argent reste le nerf de la guerre.
Montrer la réalité de la profession d’artiste
Avec leur manager, Emilie Journée, ils ont donc mis en place une communication dynamique et si jamais la tournée en France a bien lieu, elle fera l’objet d’un suivi sur les plateformes sociales. L’idée est de montrer la réalité d’une tournée. « On voit souvent sur les réseaux, que des choses assez propres, assez cadrées. Et une tournée ce n’est jamais facile. On veut montrer des choses comme la difficulté de se lever un matin, ces moments un peu intimes qui rendent la chose intéressante, accessible et humaine. »
Le groupe n’a pas lancé d’appel aux dons sur des plateformes de crowdfunding par manque de temps car le timing est serré mais il espère sécuriser rapidement des soutiens financiers de la part de mécènes, entreprises ou particuliers. La tournée en France est prévue du 21 au 26 juillet et la décision de partir ou non sera prise d’ici une semaine.
Par ailleurs, le groupe a signé un contrat avec la compagnie Trinity pour une année et des dates dans les différents restaurants de l’entreprise. Pour Raimana Bareille, c’est important d’arriver à ce genre d’accord signé pour professionnaliser leur travail : « Habituellement, ce sont des accords mais rarement des contrats. Nous voulons que les choses soient plus claires et travailler sereinement. » Le leader et chanteur du groupe continue également son programme de Coachs and talents consistant à ouvrir une scène une fois par mois à des artistes qu’il coach avant de produire.