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Péréquation nationale de l’électricité : Moerani Frebault obtient une ouverture à Paris

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Voilà plusieurs mois que le député autonomiste se bat pour l’intégration du fenua dans le système national de péréquation des tarifs de l’électricité. Une demande qui ferait largement baisser les prix localement, mais qui a toujours été rejetée par l’État au nom de la répartition des compétences. Le ministre des Outre-mer Manuel Valls et celui de l’Énergie, Marc Ferracci, ont finalement accepté de créer un groupe de travail pour étudier et chiffrer cette proposition, ainsi que pour évoquer d’autres mesures de soutien au développement électrique polynésien. « Nous allons enfin travailler pour trouver des mesures concrètes pour baisser le coût des factures d’électricité » se félicite Moerani Frebault.

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« On arrivera à les persuader ». C’est ce qu’assurait Moerani Frebault sur notre plateau, fin janvier, à propos de la péréquation des prix de l’électricité. Le jeune député, élu en juillet 2024, a fait de ce sujet, déjà mis sur la table à Paris par plusieurs autres parlementaires polynésiens, un de ses chevaux de bataille. Il s’agit d’obtenir l’intégration du fenua – et pourquoi pas de la Nouvelle-Calédonie au passage – dans le système national de péréquation, déjà applicable sur tout le territoire métropolitain, dans les Dom-Rom et même dans certaines collectivité autonomes, comme Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna. Une promesse de baisse de prix pour les consommateurs polynésiens puisque l’intégration impliquerait, en échange d’une contribution payée localement, l’application du tarif réglementé national, bien plus bas que celui du fenua, grâce notamment aux centrales nucléaires.

L’élu marquisien avait ainsi abordé le sujet à plusieurs reprises avec ses collègues députés, avec des hauts responsables de l’administration ou avec les ministres qui se sont succédés ces derniers temps. À chaque fois, une oreille attentive, mais pas réellement d’avancées. En février, Moerani Frebault avait même été rembarré, en séance plénière de l’Assemblée nationale, par la ministre déléguée en charge du commerce, Véronique Louwagie. Pour intégrer le système, il faudrait que la Polynésie abandonne la compétence de l’énergie : un discours déjà entendu plusieurs fois ces dernières années. Impensable, et incorrect d’après Moerani Frebault, qui estime que cette intégration peut se faire par convention. Et qui avait promis de préserver, auprès notamment de Manuel Valls, en charge de l’Outre-mer dans le gouvernement de François Bayrou, et de son ministre de l’Énergie Marc Ferracci.

« C’est la première fois que l’État s’engage sur ces sujets »

L’insistance a fini par payer, a-t-il annoncé ce vendredi sur les réseaux sociaux : dans un courrier officiel, les deux ministres reconnaissent que les « interrogations » sont assez fortes sur le niveau des prix de l’électricité en Polynésie pour mettre en place un « groupe de travail associant l’État, le gouvernement polynésien, les élus locaux et les acteurs concernés”. Un groupe qui sera chargé « d’analyser les modèles existants dans d’autres territoires ultramarins, notamment ceux ayant bénéficié de mécanismes de péréquation ou de conventions spécifiques avec l’Etat », « d’évaluer les impacts budgétaires et économiques des différentes options », « d’identifier des pistes d’adaptation du cadre réglementaire, en tenant compte des compétences propres à la Polynésie en matière d’énergie », de « favoriser la maîtrise de la demande d’énergie » et de « favoriser le développement des énergies renouvelables, en articulation avec les engagements pris par le Président de la République ». 

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Pas de promesses, donc, mais des pistes de réflexions enthousiasmantes pour Moerani Frébault : « C’est la première fois que l’État s’engage sur ces sujets, lance-t-il, nous allons enfin travailler pour trouver des mesures concrètes pour baisser le coût des factures d’électricité. » Pas de précision de calendrier à ce stade, le député précise seulement que le groupe sera articulé autour de la direction générale de l’Énergie et du Climat et de la direction générale des Outre-mer à Paris.