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Pour le Tapura, le « compromis » de Bougival est un « signal fort » pour la Polynésie

Le parti autonomiste a été le premier, au fenua, a réagir à l’annonce d’un accord entre l’État, les indépendantistes et les loyalistes calédoniens. Un accord « historique », un « pari sur la confiance » à l’esprit de « responsabilité », et un « compromis courageux » qui a de quoi rassurer « les nombreux Polynésiens qui vivent en Calédonie ». Mais le parti d’Édouard Fritch note aussi que cet accord est un « signal fort » pour tout l’Outre-mer et la Polynésie en particulier. « Nous constatons avec espoir qu’un pays d’outre-mer peut rester français tout en étant émancipé. L’indépendance n’est pas seule issue de dignité pour nos territoires ».

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Le Tapura Huiraatira a été le premier parti en Polynésie – et jusqu’à présent le seul – à commenter officiellement l’accord de Bougival signé vendredi soir par l’État, les indépendantistes et les loyalistes calédoniens. Dans un communiqué, le parti rouge et blanc « salue avec gravité et honneur cet accord historique » fruit d’un « dialogue exigeant », d’un « esprit de responsabilité » et d’un « pari sur la confiance ». L’accord – qui prévoit la création d’un État de Nouvelle-Calédonie, doté d’une nationalité propre, d’une loi fondamentale, et d’une reconnaissance internationale, mais avec toujours un statut inscrit dans la constitution française – permet au Caillou de « franchir une nouvelle étape décisive dans son histoire institutionnelle » et d’espérer un « avenir apaisé, stable et respectueux des identités, toujours dans le cadre de la République française ».

Le parti d’Édouard Fritch félicite donc les élus calédoniens qui ont su « dépasser leur antagonisme », et faire le choix « du dialogue et du compromis », salue la posture de l’État, et « pense également aux nombreux Polynésiens qui vivent en Calédonie et qui, aujourd’hui peuvent se sentir rassurés et apaisés ». Mais au delà de l’archipel calédonien, les rouge et blanc estiment que cet accord est un « signal fort pour l’Outre-mer et en particulier pour la Polynésie française ».

« En tant qu’autonomistes, attachés à une autonomie responsable et républicaine, nous voyons dans cet accord un exemple concret de ce que peut produire un dialogue sincère, respectueux des identités et de l’histoire de chacun, écrit le Tapura. Ce moment politique majeur démontre que l’intelligence collective peut l’emporter sur les divisions, pour faire naître une solution originale, adaptée à la réalité de chacun de nos territoires ultramarins. Nous constatons également avec espoir qu’un pays d’outre-mer peut rester français tout en étant émancipé. L’indépendance n’est pas la seule issue de dignité pour nos territoires ». 

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