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Adrien Tapii remporte le deuxième concours d’éloquence de l’UPF

Adrien Tapii, 19 ans, est étudiant en L1 économie et gestion et en L1 droit général. Parti de son expérience personnelle et celle de ses proches, il a appelé l’auditoire, et notamment les jeunes, à ne pas laisser des mauvaises influences, qu’elles soient amicales ou familiales, mettre à mal leurs ambitions.

La deuxième édition du concours d’éloquence de l’université a eu lieu hier soir, dans le grand amphithéâtre d’Outumaoro. L’occasion, pour les participants, de vaincre une timidité très commune chez les étudiants, et d’apprendre à défendre un point de vue en public.

Quatre minutes pour convaincre. Voilà le principe du concours d’éloquence organisé par l’UPF hier soir. Les candidats, qui avaient eux-mêmes choisi la problématique sur laquelle ils voulaient s’exprimer, ont tenté, tour à tour, d’interpeller le jury et le grand amphi sur une cause qui leur est chère. Un exercice qui suppose d’affronter le regard des autres – les règles Covid ont heureusement limité à une centaine le nombre de spectateurs – et de défendre des idées de manière construite et convaincante. Les ateliers de préparation au concours, débutés tardivement, là encore à cause du Covid, avaient attiré une dizaine de jeunes du campus. Sept seulement ont eu le courage de se présenter face au public, hier soir. L’université compte bien appuyer le programme et convaincre davantage de participants dans les années à venir. Pour Marina Demoy-Schneider, vice-présidente de l’UPF en charge de la formation, la peur de l’expression publique est très commune chez les étudiants, et beaucoup pourraient profiter, personnellement et professionnellement, de ce genre d’expérience.

Parmi les participants, étudiants de première année jusqu’au masters, beaucoup ont vu dans le concours l’occasion de vaincre une timidité « qui peut être un problème au quotidien ». L’université leur offrait la possibilité de suivre un coaching avec des professionnels. D’atelier en atelier, ils ont ainsi pu croiser, depuis janvier, la professeure de théâtre Sarah Dukan, la sophrologue Aurore Nivet, Coco la conteuse, le spécialiste de la vidéo Christophe Batier, ou la professeure de danse Marion Fayn. « On a travaillé l’expression orale, mais pas seulement », explique ainsi Eva, qui n’aurait pas imaginé pouvoir parler en public il y a encore quelques mois. Le langage corporel, la gestion des émotions et le travail sur sa posture ou son image, étaient aussi au programme.

« Tester de nouvelles choses »

L’UPF avait aussi su rassembler un beau panel du côté du jury, présidé par le député Moetai Brotherson. Enseignants, personnalités de la scène ou des médias… Pas facile d’être jugé par des spécialistes du discours public. Mais pour David, qui pour sa deuxième participation a choisi de parler, l’expérience était bien plus importante que le résultat. « Ce genre de concours ça donne l’occasion de travailler les compétences orales, qui nous manque un peu, parfois, pointe l’étudiant en master d’enseignement. Et puis c’est le côté fun aussi, passer sur la scène, tester de nouvelles choses... »

Après délibération, le jury a choisi de distinguer Adrien Tapii, étudiant en économie et gestion, qui a délivré un message puissant sur l’importance de faire ses choix et de se libérer des influences néfastes. Le public a porté ses votes vers Nicolas Lobstein qui a disserté, non sans ironie, sur la difficulté de résumer un propos en 4 minutes. Le jeune étudiant en troisième année de droit a aussi reçu le deuxième prix du jury. C’est Tekuraitetua Fabisch, 20 ans et étudiante en première année de sciences de la vie qui remporte le troisième prix. Des récompenses bien dotées côté cadeaux, et qui pourraient, si la crise sanitaire le permet, ouvrir aux trois lauréats les portes d’un autre concours, avec les étudiants calédoniens. En 2018, Makiroto Teharuru, qui avait gagné la première édition à l’UPF, et qui était hier membre du jury, avait aussi remporté ces rencontres océaniennes.

Nicolas Lobstein, 20 ans, est étudiant en troisième année de droit. Dans un discours très caustique, il a expliqué comment la société – et ce concours d’éloquence en 4 minutes en serait un symptôme – souffrait de son obsession de l’urgence et de la rapidité.

Tekuraitetua Fabisch, 20 ans, est étudiante en L1 de science de la vie. « Où sont les femmes ? » a-t-elle interrogé, pointant, des dessins animés Disney au quotidien polynésien, les carences de la représentation féminine.

 

 

 

 

 

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