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Centre de vacances : faut-il former les animateurs dès l’âge de 16 ans

Le conseil a adopté, ce matin, un vœux présenté par le vice-président de l’UPJ Nahiti Teariki pour autoriser les formations aux fonctions d’animateur (Bafa) et de directeur (Bafd) dès l’âge de 16 et 18 ans pour permettre aux lycéens de ne plus avoir à attendre pour se former. Le Cesec s’est en revanche exprimé contre un projet d’autosaisine sur la voirie et le foncier présenté par Marotea Vitrac et Teiki Porlier.

Un oui et un non, ce matin au Cesec. Le conseil économique, social, environnemental et culturel a voté l’unanimité la proposition de vœux déposée par Nahiti Teariki. Le vice-président de l’Union polynésienne pour la jeunesse demande à abaisser les âges d’accès aux formations aux fonctions d’animateur Bafa et de directeur de centre BAFD. Il s’agit donc de passer de 17 à 16 ans minimum concernant le Bafa, et de 21 à 18 ans pour le BAFD.

Ce changement, déjà effectué en métropole depuis de longues années, a permis d’attirer dans les centres de loisirs et de vacances des lycéens qui peuvent se former et travailler pendant leurs propres congés. Ce dont pourraient bénéficier les centres de vacances de Polynésie, toujours très demandés et qui souffrent, notamment dans les îles, d’une pénurie d’animateurs. Comme le précise Nahiti Teariki, ce sont pas moins de 200 centres qui sont déclarés pour ces vacances de fin d’année : 

Lors des débats, une modernisation plus générale du cadre d’accueil des enfants en centre a été évoquée, pour sécuriser les activités, mieux soutenir les associations, offrir davantage de possibilités de professionnalisation aux jeunes engagés dans le secteur et plus généralement renforcer les capacités locales d’accueil et d’encadrement.

Voirie et foncier : du débat mais pas d’autosaisine

En revanche, le Cesec s’est exprimé, d’une courte majorité, contre la proposition d’auto-saisine mise sur la table par Teiki Porlier et Marotea Vitrac. Les deux conseillers voulaient travailler, pendant six mois sur les questions de voiries et de fonciers, sous l’angle de l’aménagement et du développement. Il relevait que le Pays ne s’était jamais doté d’un schéma relatif à la voirie et aux emprises, « alors même que ces sujets conditionnent une grande partie des stratégies territoriales, urbaines, sociales et environnementales ». Il ne s’agissait bien sûr pas pour le conseil de rédiger lui-même un schéma, mais de dresser un état des lieux des contraintes et besoins en matière de voirie et de foncier, d’apporter des pistes de réflexions aux autorités sur les financements, les mécanismes ou les outils juridiques mobilisables, et « d’apporter un éclairage transversal et documenté pouvant contribuer aux futures décisions publiques ».

Cette proposition a engendré une riche discussion au sein du conseil sur les projets qui avaient échoué pour des raisons de foncier ou de voirie, sur la valorisation de terres encore inaccessibles, sur les outils d’expropriation utilisée ou non par le Pays, sur la congestion routière, ou même sur l’immigration au fenua… Mais paradoxalement, la majorité des conseillers présents ont jugé que cette auto-saisine n’était pas pertinente, ou trop complexe vu les moyens du Cesec.

 

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