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Des origines à nos jours, l’histoire de Tahiti nous est contée

« Une histoire de Tahiti, des origines à nos jours » c’est le nouveau livre qui a été présenté lundi matin.  Il est question dans cet ouvrage de la colonisation, de la lutte de pouvoir entre catholiques et protestants, du « malentendu du Pacifique » qui a aussi eu lieu aussi dans le foncier. 

« Une histoire de Tahiti, des origines à nos jours » c’est le nouvel ouvrage de la maison d’édition Au vent des îles qui a été présenté mardi matin à la bibliothèque de l’Université (BU). Il résume en plus de 350 pages, milles ans d’histoire de Tahiti. Il a été écrit par plusieurs enseignants chercheurs de l’UPF. On retrouve notamment, Bruno Saura, Vaki Gleizal, Véronique Dorbe-Larcade Eric Conte ou encore feu Michel Lextrey. Cet ouvrage débute avec  « l’origine des Polynésiens et le peuplement du Pacifique insulaire » et il se termine en 2004 avec la chute de Gaston Flosse.

« C’est fondamental de connaitre la société des temps anciens » Bruno Saura

Bruno Saura s’est penché sur l’histoire des temps anciens, notamment l’ordre sociologique et religieux.  « J’ai décidé de ne plus travailler sur le contemporain car c’est douloureux avec ces histoires politiques, de colonisation, de changements culturels et tout ça ». Et l’auteur affirme que « on a plus de recul, et on met plus de distance et il y a donc moins d émotions personnelles » lorsqu’on écrit sur les temps anciens.

 « Le malentendu du Pacifique » a lieu dans le foncier aussi» Vaki Gleizal

Vaki Gleizal s’est penché lui sur « La fin de la souveraineté tahitienne et l’apprentissage de la colonisation ». Il balaie tout le panel de la résistance à la colonisation, la lutte de pouvoir entre catholiques et protestants, ou encore « le rôle prépondérant  des missionnaires au sein de l’Assemblée législative ». Il s’est aussi intéressé à l’enregistrement des terres qui « s’est traduit par une prise de possession de tout le territoire de la colonie (…) toutes les terres étaient considérées comme appartenant au domaine colonial ». L’auteur affirme qu’il doute qu’un jour les litiges fonciers voient le jour.

« On ne parle pas de pierre (…) on parle de gens qui voient leur vie totalement bouleversée » Véronique Dorbe-Larcade

Véronique Dorbe-Larcade et Liou Law se sont consacrées à  « l’Histoire des premiers contacts avec l’Occident » avec notamment la prophétie de Vaita, les rivalités entre les navigateurs ou encore aux différents malentendus. Elle a affirmé que ce travail d’écriture « a été quelque chose de très fort (…) de se demander quels mots employer pour parler d une période qui fait à la fois problème pour les historiens en terme de source et tout simplement en matière d impact sur le long terme et a le temps présent ». Véronique Dorbe-Larcade assure aussi que « ce dont ils avaient à parler était douloureux ».

 « On pressent déjà que la vie des étudiants va changer »  directrice de la bibliothèque de l’UPF

La directrice de la bibliothèque de l’université Claire Mouraby a affirmé que « ce livre est particulier, on pressent déjà que la vie des étudiants va changer. Il a une destinée particulière dans nos collections ».

Les droits d’auteur de cet ouvrage seront reversés à la Maison des sciences de l’Homme du Pacifique en souvenir de Michel Lextrey pour aider les étudiants. Samedi une dédicace est prévue à Odyssey de 9 heures à 12 heures.

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2 Commentaires

  1. Microstring
    15 mai 2019 à 15h19 — Répondre

    A entendre Bruno Saura, on comprend pourquoi l’Histoire peut être manipulée…

  2. simone grand
    15 mai 2019 à 17h14 — Répondre

    dommage qu’aucun chercheur dont les ancêtres sont directement impliqués n’ait participé.

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