ACTUS LOCALESSANTÉ La convention santé État-Pays joue les prolongations Caroline Perdrix 2024-12-28 28 Déc 2024 Caroline Perdrix Déjà prorogée pour l’année 2024, la convention santé État-Pays va l’être à nouveau pour 2025, dans l’espoir que le gouvernement central se stabilise suffisamment pour finaliser de nouveaux accords. La délibération sur ce nouveau projet d’avenant sera soumise lundi au vote de l’assemblée. Signée pour la période 2021-2023, partiellement prolongée sur 2024, la convention sante État-Pays devrait encore être renouvelée pour l’année 2025, ce lundi à Tarahoi. Cet accord porte sur un concours financier et technique de l’État, valorisé à l’époque de sa signature à environ 1,6 milliard de Fcfp par an. En 2024, la première prolongation a permis de continuer à bénéficier de la mise à disposition d’une cinquantaine d’internes et d’assistants spécialistes, particulièrement en oncologie, de la formation des professionnels de santé à la gestion des urgences en sites éloignés, ou encore de la formation d’infirmiers de bloc opératoire. Elle a également permis la réalisation d’opérations d’investissement à l’hôpital de Taiohae et à Raiatea. Au total, cependant, les actions sur l’année 2024 sont estimées à moins de 500 millions de Fcfp. L’exposé des motifs du projet de délibération explique que « des discussions ont été entamées dès septembre 2023 » – ce qui était déjà tardif – et dans le courant de l’année 2024, « pour définir le périmètre, les principaux axes stratégiques et les modalités de reconduction de ce partenariat ». Sans aboutir, pour cause de dissolution et d’instabilité du gouvernement central, écrit le Pays, qui demande par ailleurs à l’État, au titre de la solidarité nationale et via des conventions spécifiques, la prise en charge des évacuations sanitaires urgentes chiffrées à 1,4 milliard par an, et des molécules onéreuses, ces traitements qui représentent une dépense de 3,7 milliards par an pour environ 300 malades du cancer. Le sujet était l’une des questions centrales du déplacement à Paris de Moetai Brotherson en octobre dernier. La question au gouvernement de la députée Mereana Reid-Arbelot sur les molécules onéreuses, début décembre, est restée sans réponse. Le président du Pays et son ministre de la Santé referont le voyage de Paris début janvier, pour rencontrer le gouvernement Bayrou… dont la date limite de consommation pourrait arriver aussi vite que la mi-janvier, en cas de motion de défiance, ou ne guère dépasser juillet, lorsque la possibilité d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale sera ouverte.