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Législatives : Willy Cadousteau, souverainiste assumé

©Yamila Ah Lo

Wilfried Cadousteau est candidat sur la 1ère circonscription aux élections législatives avec sa suppléante Yamila Ah Lo. « Plein emploi, produits locaux en quantité et de qualité, protection de l’identité ma’ohi »... il prône « une souveraineté totale de la Polynésie » même s’il est « fier d’être français ».

Alors que la liste des candidats au premier tour des élections législatives vient d’être arrêtée, quelques personnes discrètes font leur apparition in extremis, comme ici Willy Cadousteau. À 63 ans Wilfried, dit Willy Cadousteau est retraité de l’éducation et se targue d’un parcours footballistique notable. Secrétaire général du Here ai’a de 2009 à 2013, il a également été le suppléant de Teaki Dupont – candidate du Parti Radical – aux législatives de 2012, et soutenu Tahiti Nena lors des communales de 2020 à Papeete. Maintenant qu’il n’est plus soumis au devoir de réserve dit-il, il peut assumer pleinement des convictions qu’il a toujours eues : « Je suis souverainiste, je suis pour mon Pays d’abord, qu’il soit gouverné par nous-même ». Ses convictions il dit les tenir de ses ancêtres, la famille Cadousteau ayant toujours été proche du pouvoir. Mais il est aussi fier de ses origines françaises, en témoigne son autre prénom, Anapaari’i qu’il associe au Roi soleil… En défenseur de la culture Polynésienne, Wilfried Cadousteau porte plusieurs projets avec une équipe sur laquelle il compte fermement s’appuyer.

Wilfried Cadousteau porte la voix de « ses amis »

Il est entouré par « des amis » qui le conseillent, parmi lesquels Éric Henry, informaticien et Ronald Husson, juriste. Ses proches le désignent comme « la définition de la gaieté et du bonheur », qu’il communique en chantant, muni d’un ukulele. C’est d’ailleurs cette image qu’il a laissée lors des dernières manifestations auxquelles il a participé contre l’obligation vaccinale ou plus récemment contre le projet immobilier du groupe City à Punaauia. Il y a rencontré sa suppléante, Yamila Ah lo qui fait sa première expérience en politique et que « les combats menés ces deux dernières années ont motivée » à le rejoindre. Professionnelle du tourisme, elle apporte à l’équipe son expérience des îles de Polynésie où elle fait escale.

Wilfried Cadousteau dit se sentir plus proche d’Oscar Temaru que de Gaston Flosse ou Tauhti Nena dans sa conception de la souveraineté. Celle qu’il prône est « une souveraineté totale, pas associé à la France ». Pour dire les choses sans fausse pudeur, « l’indépendance » du Pays.

Un programme « pour le bien des Polynésiens »

Ils ont en tête des projets de loi qu’ils disent tournés vers un retour à la langue, la culture et l’identité polynésiennes. Premièrement dans le domaine de l’éducation Wilfried entend porter un projet de loi qui « protègerait l’identité polynésienne » au travers de l’éducation, « on ne veut pas avoir à répondre à l’État sur la façon dont on éduque nos enfants » complète Éric Henry, en se référant au nombre d’heures de langues régionales enseignées.

Dans le domaine de la santé Willy assure qu’il suivra de près le dossier du « centre de recherche sur le cancer promis par Emmanuel Macron ». Il souhaite aussi porter un projet de loi qui permettra « d’envoyer des Polynésiens formés en médecine dans nos îles, où l’on manque de médecins ».

Dans le domaine du tourisme, il soutien qu’une ouverture du ciel plus importante serait bénéfique, « car des compagnies aériennes chinoises ou japonaises s’intéressent à une escale en Polynésie, mais que l’État les en empêche ».

Pour ce qui est du marché du travail, il dit vouloir s’attaquer, avec l’attention particulière de son juriste et « la combativité du sportif qu’il est », à la protection de l’emploi local et aussi travailler pour arriver « au plein emploi ».

Et pour y parvenir il s’appuie sur une promotion de l’agriculture et de la pêche. L’Université de la mer et de la terre ma’ohi -qu’il sait être le projet d’autres personnes également – permettrait de former davantage de jeunes dans ces domaines. Mais ces derniers devraient aussi être « motivés par de meilleurs salaires ». Il compte pour ça travailler à rendre la production locale, de meilleur qualité et plus importante pour fournir le tourisme de croisière.

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