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L’État prêt à « intervenir » en cas de blocage à l’assemblée

© Europe 1

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La ministre des Outre-mer, Georges Pau-Langevin, a affirmé mardi matin à Radio 1 que l’État « serait amené à intervenir » s’il devait y avoir un blocage politique en Polynésie. Dissolution de l’assemblée ? « Toutes les hypothèses sont possibles, pourquoi pas », répond George Pau-Langevin qui estime pour l’heure qu’Édouard Fritch est encore « en mesure de parvenir à trouver des solutions politiques sans qu’il y ait blocage ».

A l’occasion d’un déjeuner de rentrée au ministère des Outre-mer, la ministre George Pau-Langevin est revenue sur l’actualité politique en Polynésie. Dans une interview à notre correspondante à Paris, elle affirme avoir « le sentiment » qu’il y a encore des possibilités que des accords soient trouvés pour que « le président Fritch puisse faire vivre une majorité ». En revanche elle affirme : « S’il devait effectivement y avoir un blocage ou une difficulté, à ce moment là c’est vrai que l’État serait amené à intervenir ». Rappelons que l’État a les moyens de dissoudre l’assemblée de la Polynésie française, lorsque le fonctionnement des institutions se révèle impossible, par décret du Président de la République en application de l’article 157 du statut de 2004. Selon plusieurs sources concordantes, l’État a effectivement travaillé à cette éventualité toute particulière ces derniers mois. « Toutes les hypothèses sont possibles, pourquoi pas », répond la ministre lorsqu’on l’interroge sur la question de la dissolution. « Mais on n’en est pas là », se reprend la ministre avant d’affirmer qu’elle a « le sentiment » qu’Édouard Fritch est encore en mesure de trouver des « solutions politiques ». La dissolution entraînerait l’organisation de nouvelles élections territoriales dans une configuration qui rendrait notamment une candidature de Gaston Flosse impossible, puisqu’il est toujours frappé d’une peine d’inéligibilité jusqu’en juillet 2017.

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2 Commentaires

  1. Olivier
    26 août 2015 à 8h47 — Répondre

    Une Brigitte Girardin de Gauche…

    L’Etat est prèt à intervenir pour s’assurer que reste au pouvoir le clan du moment le plus « toutou » de l’Etat et des grands intérêts particuliers qu’il protège en Outre-Mer, notamment ceux des filiales de ENGIE…Il y a encore du boulot pour que l’on ait chez nous, des délégations de service public (je pense à la distribution d’énergie électrique mais pas seulement) dignes de ce nom, qui respectent les usagers et citoyens de Polynésie française et que cessent les abus, notamment tarifaires.

  2. 26 août 2015 à 10h08 — Répondre

    C’est déplorable…quand vont-ils cesser de se bouffer le foie et penser un peu plus au développement de la Polynésie… comme si il fallait faire partie d’un parti… pour voter une loi…et la conviction personnelle n’est-elle pas suffisante? On n’est pas pret de recevoir les investisseurs à ce train là…c’est minable…cela devient pire qu’avant…et en plus… grassement payés…
    Jean DRUDI retraité de Mururoa et CHT Mamao…

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